mardi, décembre 02, 2008

Map Of Africa


Who. J'aime bien commencer mes articles par "Who". Ça fait genre. Mais bon, là, les enfants, c'est du groove puissance 10 000. Je nous ai trouvé un petit morceau de derrière les fagots, avec un nom à coucher dehors ( allez-y, chercher sur Youtube leur clip :D !). Tellement à coucher dehors, que je n'ai pas trouvé sur Deezer. Donc, si vous la voulez, et honnêtement, elle vaut tellement le coup, c'est ICI (Clic-Droit, ouvrir dans une nouvelle fenêtre) et pas ailleurs. Prêt ? On y va.
Je n'ai pas grand chose à dire sur ce morceau qui frise la perfection à tout point de vue. A part qu'il faut bien écouter le vibraphone sur tout le morceau, celui qui frappe tout les temps. A jouer, ça doit quand même être à se pendre.

Et sinon, repérer les deux syncopes par grilles. C'est un grand classique quand on veut groover, mais c'est toujours aussi jouissif.
Pour bien reperer ces deux petites choses, il y a un exercice très simple. Compter ! De préférence avec un mouvement. Genre en tapant sur la table avec un doigt. Et maintenant, on écoute le clavier ou la basse, et on regarde son doigt. Et on voit qu'une fois sur deux, on change d'accord alors que le doigt est en haut ! C'est ça, entre autre, une syncope, c'est quand ça attaque sur le haut du doigt.

Nan, mais le mieux. Le truc absolu. LE son. ZE son. Ever. C'est la guitare. Celle qui fait 4 notes et un glissendo. Elle a un son. Mais un son. Un vrai putain de son à se taper le cul par terre. Tout en finesse, tout en écho maitrisé, tout en harmonie, tout en contrôle de la descente. C'est du putain de grand art. C'est fabuleux, extraordinaire.
Et puis, ce piano, qui part d'on ne sait où, et qui fait d'un solo un accord par mesure. Ouf. Et puis ces deux voix de noirs ténebreux, dont un avec une voix grave de chez grave. "Black Cat Bone".
Et enfin, last but not least, la batterie. Ces toms, cette caisse claire, ces breaks. Tout me rend dingue dans cette chanson, je crois que je l'écoute en boucle depuis 4h de l'aprèm', c'est une tuerie totale.

C'est marrant, moi qui pensait ne pas avoir grand chose à décrire ou dire sur cette chanson... J'étais parti pour parler d'autre chose, mais c'est pas grave, ce sera pour une autre fois ! Enfin... Sur ce, je vous laisse, je vais écouter Map Of Africa - Bone. Et kiffer ma race, encore une fois. Et encore une fois. Et encore une fois. Et encore une fois. Et encore une fois.

GROS BISOUS !

Ache-Drien.

dimanche, novembre 23, 2008

Iglu & Hartly





Pour continuer en mode rap, après le rap+trompette+violon, je vous apporte la Pop+rap. Enfin, c'est un peu plus que ça. Parce que là, c'est un vrai groupe avec deux rappeurs autour, c'est beaucoup plus musical. Et au niveau de la musicalité, ça continue de tourner autour de la vague revival des années 80. Et c'est fait avec Brio, sinon je ne vous en parlerais même pas.


Donc aujourd'hui, en exclusivité mondiale, IGLU & HARTLY présentent leur nouveau morceau avec une interview exclusive elle aussi d'un morceau exclusif.
Exclusif !



DTP : Alors comme ça, on fait un tube qui passe sur DTP ?

I&H : "Yeah, yeah, we always wanted to make a great song about nothing. Oh yeah, because our lyrics means absolutely nothing :

I wanna turn us all around
Now
Take a step down
How can we all get along
When we’re so violent and young?

I think that's mean, for you french people, something like :
"Je vais tous nous faire tourner
Maintenant
Descend d'une marche
Comment peut-on tous s'entendre
Quand on est si jeune et violent"

Really funny, uh ?"

DTP : Très. Vous pouvez nous faire une petite description de votre chanson, DTP Style ?

I&H : Ok, our song starts with awesome old school synthé and guitar. And we loved recording it, you know, because it has this very 80's particular sound, and we totally fell in love with the sound. So we decided to include it in the song. Then, there's some piano, but i don't like it very much, because it is a bit main stream. But our producer said so, so did we.

DTP : Et c'est pas un peu chiant de devoir tout le temps céder aux désirs du producteur ?

"Boarf, we know he's good at it, so we trust him. But he is like a bread in the ass sometimes; we forgive him because of his tremandous reputation."

DTP : Ok, je vois. Parlez-nous un peu de votre accointance avec les coups de grosse caisse à contre-temps, genre, hallucinant entre les deux repeat du refrain du milieu (c'est à dire à 2:00).

I&H : "They're great, hein ? It was the drummer idea, you know? By the way, what do you think of him ?"

DTP : Je sais pas si mon avis a beaucoup d'importance, mais il groove bien !

I&H : "Yeah, we like it that way. But sometimes, I wish that men could say he is fast too, if you know what I mean !"

DTP : Et dernière question, comment ça fait de ne pas se faire interviewer ?

I&H : "Oh man, it's so great I wonder why I did'nt think of it earlier..."

DTP : Vous auriez du boire ce café en septembre ?

I&H : "Oh maaaan, I'm so a huge fan of Avez-vous déjà vu too ! Alain Chabat is so, like, the best humorist ever !"

DTP : Vous êtes un gros ventilateur ?

I&H : "..."

DTP : Bon... Ben je sais pas ce qu'il lui arrive, mais bon tant pis, en tout cas, j'éspere que vous avez pris autant de plaisir à lire cette fausse interview que j'ai eu à la faire... Sur ce, je vous souhaite une bonne fin de soirée, et une bonne semaine, et à bientôt :) !

GROS BISOUS !

I&H : "SO LONG, SUCKERS ! "

DTP : Eh mais ta gueule ! Ça va pas ?! Je vous défendrai jusqu'à la mort, public adoré ! Je m'en vais de ce pas lui casser la gueule pour cet au revoir très peu poli !!


Hadrien, so long, aïïÏe, pas si fort, suckonnaaard de rappeeuur de meeaaaaaÏIIÏÏÏEEEUUU, putain, mon bras, MERDE !

lundi, novembre 17, 2008

Flobots



Whoa...
Ouai, je sais que j'ai posté hier, mais quand on découvre un truc pareil, on peut pas s'empêcher de faire découvrir le plus vite possible... Et puis, je vous avais prévenu, désormais, DTP peut frapper n'importe où, n'importe quand. Alors... Soyez prêt !

Or donc, disais-je, j'ai découvert ça ce matin, en me baladant au hasard dans mon ipod, dans une compil des Inrocks.
Et c'est proprement hallucinant.
Au début, je me suis dit, bof, encore un truc de pop canadienne. Violon en pizzacatto (réminiscense de mes 3 ans de violons...), et arpège un peu recherché, ouai, ok.
Et là, la voix "Old Time Radio" sort, oula, on m'aurait menti ? Et cette basse, tonitruante ? Mais je suis où ? Et là, la voix se pose et impose sa prose (figure la plus reprise dans le rap français).
Je suis généralement très fan des voix semi-chantées, semi-parlées, et celle-ci ne déroge pas à la règle. Les paroles, je suis juste trop fan. Surtout le "Look at me, look at me", tellement désabusé à chaque fois, mais tellement fort de souvenirs. C'est d'ailleurs au début du deuxième couplet que les pizzaccatos du violon se transforme en vrai violon. Et à la fin de ce deuxième couplet, c'est la trompette qui démarre pour le pont instrumental completement magique. Qui annonce aussi la couleur pour la suite, niveau mur de guitare en disto. (sto).
Attention à ne pas rater l'envolée lyrique du violon complétement improbable (à gauche pour les gens aux casques) à 2:34 !
Et aussi tous les "I can keep rythm with no metronome", et mon préféré : "i can lead a nation with a microphone", que je trouve plein de bon sens.
Et puis ça part en cacahuète, avec la fin où il hurle en choeur avec le stade, pour ce finir sur un classique, mais ô combien efficace "la boucle est bouclée", avec ce leitmotiv de la jeunesse qui apprend à faire du vélo "Sans les mains, Maman !".

Hadrien, sans les pieds.

mercredi, novembre 05, 2008

Back On Metronomy




Nan, mais nan, je le prend pas du tout mal, le "zéro" commentaire sur Métronomy ! Mais je m'en fous, je persiste et je signe, ce groupe est génial, et attendez de gouter à Back On The Motorway. Qui est en fait hallucinante pour une toute petite chose : les choeurs. Ils baraguinent quelque chose que je n'arrive pas à comprendre, mais aussi qui est introuvable sur le net... Donc je n'ai pas les paroles.

Ça commence donc tout doucement, avec une guitare bien old-school, qui gratte chaque temps, et ensuite, chaque croche. Avec une guitare electrique, qui ressemble étonnemment à Ratatat ! Mais juste la guitare...
Dès la 12e seconde, le riff ryhtmique part, et il va durer toute la chanson. Alors il faut écouter, c'est assez derrière, et il me semble que c'est fait avec un synthé avec un son de guitare. Bref, ça fait toutes les croches aussi, et ça me fait penser à chaque fois aux années 80, avec cette manière si particulière de jouer du clavier comme un épileptique. On imagine très bien les longs cheveux voler au vent au rythme des hochements de têtes du clavieristes.

Et donc, j'adore cette chanson pour deux choses. Tout d'abord, et le must, c'est donc ces voix de poulets qui chantent un truc du genre : "Oh ilnyoufthecouroucouoftheroad", et je trouve ça fantastique. Ca dure toute la chanson, et je n'ai quasiment jamais écouté le reste, mais rien que pour ça, la chanson vaut le détour.

Et l'autre truc génial, c'est un son de violoncelle synthétique très particulier. Pour l'entendre, c'est sur les refrains, et c'est très stéréo.
Et la chanson, dans tout son ensemble, est si parfaite. Sur la fin des couplets, on peut aussi entendre quelques réminiscences des claviers, qui ne jouent que des arpèges très zoulies. Je pense notamment à partir de 1:50. Attention, c'est très subtil.

Voilà, j'éspère que Metronomy vous a enchanté autant que moi. Et à la prochaine, pour de nouvelles aventures !

Hadrien, deux, un deux trois quatre.
(Je l'adore vraiment celle-là !)

dimanche, octobre 26, 2008

Metronomy


Même si on est dimanche, c'est à peu près un hasard : J'ai décidé de ne plus me forcer à écrire. Les messages pourront apparaitre n'importe quand, alors soyez attentif ! Sauf si vous vous êtes inscrit au flux RSS, bien sur. Toujours est-il qu'il m'est apparu qu'il était beaucoup plus facile d'écrire un bon article quand on en a envie que quand on en a pas envie. Je m'y suis pourtant efforcé, et je doute très fortement que quiconque puisse différencier mes bons de mes mauvais jours.
Et aujourd'hui, je vais prendre sur moi, et vous parler "actualités". Car en effet est sorti ces jour-ci le nouvel alboum de Metronomy, et c'est un petit bijou. Spécialement On The Motorway et Back On The Motorway, qui sont tout deux des merveilles rétro.
D'abord : On The Motorway.


Découvrez Metronomy!


Une boucle de batterie toute conne. Mais ça n'est qu'en apparence. Car en réalité, ce son de batterie veut dire tellement plus. Ca dit : "hep, regardez, je kiffe les Eighties ! " Ca sent bon, le synthétiseur, le old school...
Une guitare, des arpèges dissonants. Reprise du thème à la guitare éléctrique, sur deux pistes. Ensuite vient le vrai thème du morceau, joué au clavier... Et ce sont de clavier... Un tel raffinement dans le détail pour retrouver un son on ne peut plus inindentifiable... Ce que je préfere, dans ce clavier, c'est la légère modulation de fréquence qu'on peut entendre deux, trois fois pendant le riff. On l'entend très bien au départ. Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est une modulation de fréquence, et bien écoutez bien le début (3, 4 premières notes) du riff de synthé, et vous entendrez comme un couinement, une glissade.

Moi en tout cas, c'est comme ça que je vois ça : une glissade, une chutte et un rattrapage.

Je fais, quasiment instantanément et en permanence, des associations entre ce que j'écoute et ce que je pense. Ces pensées peuvent avoir de multiples formes : Ca m'évoque un sentiment, ça me fait penser à quelqu'un, ça me rend "dièse" (le sens de ce mot m'est propre et inexprimable. Quand je me sens dièse, je me sens dièse), je pense au clip, je pense au clip que j'aurai voulu tourner, et une multitude d'autre. Et pour cette chanson, je vois les instruments jouer d'eux même. La batterie tape sur ses futs avec un air blasé, le synthé a les cheveux longs et il oscille la tête en appuyant le beat. Et parfois il glisse, et se rattrape juste après... Voilà ce que cette modulation réveille en moi : un hairy-synthé qui glisse en dansant.
Ensuite, la chanson me fait rire par son côté un peu musique de psychotique névrosé. Et je peux juste, mais juste pas m'empêcher d'appuyer le beat. Je SuiS uN SyNthE et jE DAnsE !
Et pour finir, bien sur, la batterie qui frappe chaque temps, avec la crash par-dessus, et le clavier qui meurt dans un gigantesque crissement de pneus.

C'est donc, pour conclure, une chanson qui cumule les poncifs du genre, mais d'une manière tellement ludiquo-jouissive que ça en devient grandiose.

Mais que nous réserve la suite ?! Que va-t-il se passer lorsque l'on sera "Back On The Motorway" ??!! C'est ce que vous ne saurez pas, en regardant le prochain épisode de Coin-Coin, l'alligator pédophile.

Retroïquement votre,

Hadrien, pas à la bourre, parce qu'il a plus de dead-line.

P.S : Même la pochette fait 80's !
P.P.S : Dans tout ce que j'ai pu lire sur l'internet sur cet alboum, je suis assez fier de dire : moi, je ne fais pas du namesssss-dropping !

dimanche, septembre 28, 2008

Gustavo Santaolalla


J'ai, par le passé, déjà conté dans ces colonnes l'inextricable corrélation qui existe entre un film et sa musique. Mais comme à chaque fois, je vais quand même essayer de vous faire partager ce moment de Cinéma. En fait, c'est un peu plus que ça. Il s'agit du Plus Grand Moment de Cinéma de ma vie.

Exercice fastidieux et dangereux s'il en est que de vous faire apprécier un moment aussi magique et majestueux d'unicité parfaite entre des images et du son. MAis je fais confiance à ma plume, canaliseuse de mes pensées; et je sais que je ne pourrais faire mieux que ce que vous lisez.

Le film... Babel, de Alejandro Gonzalez Inarritu. Si vous ne l'avez pas vu, je ne vois pas comment vous pourriez apprécier la plénitude de ce morceau. De plus, je suis obligé de spoiler un tantinet...

Ce moment que j'ai vécu dans cette salle de cinéma ne se reproduira sans doute jamais. C'est peut-être pour ça que, malgré que j'ai énormément apprécié ce film, je n'ai jamais eu l'envie, inconsciemment je pense (du moins au début), de me procurer ou de revoir ce film, parce que je serai fatalement déçu...
Dans la séquence clef du film, où Brad Pitt monte dans l'hélico, où la sourde-muette de Tokyo se rhabille après le passage de l'inspecteur, etc, il y a cette musique qui débute, avec Walking In Tokyo.

Découvrez Artisti Vari!


Et je ne vais pas décrire cette musique, parce que c'est inutile. Elle transporte juste, me ramène 2 ans en arrière à chaque fois, sans aucune exception. D'où la question métaphysique : Cette musique me touche-t-elle par elle même, ou pour le souvenir qu'elle m'évoque. Je me pose légitimement la question, et ça restera sans doute sans réponse. Peut-être que cette musique est juste belle pour quelqu'un qui n'a pas vu Babel, mais moi je la trouve transcendantale. Mais alors, que s'est-il passé dans cette salle de cinéma ?

Un truc tout con : le son était trop fort. Mais ça a eu une incidence plus complexe que ça. Tout d'abord, l'isolation sonique évidente. Quand les oreilles sont remplis d'un seul son, on se sent seul au monde, unique. Mais le moment le plus fondamental, la clef de voute, c'est lorsque les fauteuils se sont mis à vibrer, à cause des basses énoooormes de ces morceaux. J'ai compris ce jour là ce que l'expression "vibrant d'émotion" voulait vraiment dire. Parce que quand se cumule la solitude, l'unicité, le plaisir et le ressenti physique d'une émotion portée à l'écran, on obtient un de ces moments magiques que j'aime à qualifier d'orgasme musical. J'en ai vécu trois.

Découvrez Artisti Vari!



Je pourrais parler pendant des heures du lien qui unie la musique à un film, ou inversement, et de savoir si une musique de film peut exister par elle-même, ou si un film peut exister sans musique.
Ça me rappelle une réflexion que je me suis faite cet été : les mélomanes sont souvent cinéphiles, et inversement. Mais il n'y a pas de règle générale.


Cet article peut sembler étrange, de par sa forme, et de par son fond. Je ne décris pas la chanson, je m'applique à ne pas abuser des superlatifs. Il n'y a même pas de "minutages". Pire encore, je me lance dans des questions presque philosophique, évoquant même des expériences très personnelles, flirtant avec les blogs où des adolescentes pré-pubères jettent leur désordre affectif à la face du monde entier.

Mais c'est toujours moi, l'essence du blog ne change pas, le concept reste le même. Je décris toujours un morceau avec mes tripes.
J'espère que vous avez apprécié mes divagations.

Ah oui, j'allais oublier : Désolé pour le retard :).

Bien à vous,

Hadrien, timidé.

dimanche, septembre 07, 2008

Ratatat


Me revoilà. Après des vacances riches en émotions, me voilà en piste pour une nouvelle année dropthatphonienne, avec toujours plus de belles chansons, de grands concerts, de grandes découvertes, etc. Tout plein de bonnes choses musicales, que je m'empresserai de diffuser et de te faire partager, toi public aimé qui poste si souvent des commentaires.

Pour l'heure, mon coup de coeur de l'été, sans équivoque aucune. La meilleure chanson de l'album qui m'a accompagné tout l'été, et que je ne peux désormais plus écouter sans me sentir nostalgique. Mais assez parlé de moi, parlons un peu d'elle.

Je vous ai assez répété à quel point les fades out me révulsaient. Et bien c'est tout l'inverse avec les fade in. Étant beaucoup moins fréquent, il dénote en quelque sorte d'une intelligence de la musique, alors que l'homologue terminant dénote plutôt une fainéantise, dans la plupart des cas.
Ayant beaucoup pris la voiture cet été, je n'arrive pas non plus à écouter cette chanson sans penser à ma chère Pétra, et a tous ces moments que j'ai passé à ses côtés à dodeliner de la tête.
Parce que les enfants, ce groove, est, énorme. Je sais pas vous, mais j'arrive pas à ne pas bouger la moindre partie de mon corps en entendant cette rythmique. Simple. Efficace.

Le synthé est diablement parfait, et la basse est divine. Tout est travaillé. Batterie synthé au départ, puis basse, puis ensuite guitare gratté funk et wah-wah, et enfin riff harmonique.
Le même schéma continue, encore, encore, encore, et c'est toujours aussi bon. Ils sont fans de BottleNeck dans ce groupe, c'est à dire du tube qu'on met sur le doigt pour glisser sur les cordes de la guitare. Et là vous me dites, il reste un cratère. Bon d'accord.
Nan, mais pour de vrai, 3:04 de ça, c'est bien gentil, mais et après ? Bah après, ça part. Si, si, je vous jure. A 1:53, pour être précis. Mais c'est amené par la grosse caisse qui se tait pendant la dernière grille. Et là... C'est l'explosion. Je n'arrive même pas à vous dire quoi écouter, tellement il y a de trucs... Et c'est vraiment vrai, je ne peux que vous dire d'apprécier à fond, de vous laisser porter par les vagues... Cette chanson me fait me sentir en vacances. J'éspère qu'elle vous fera plaisir.

A la semaine prochaine !


Un petit problème de radioblog m'empêche de vous mettre la chanson dans la radioblog. Mais qu'a cela ne tienne. Limité par l'offre, quand même, j'essairai désormais de mettre les chansons avec le lecteur exportable de Deezer.

Hadrien, bronzé.


Découvrez Ratatat!

dimanche, juin 29, 2008

Lou Reed Plays Berlin


Il est difficile de décrire le sentiment que je ressens à cet instant. Nous sommes dimanche, et hier, Samedi 28 Juin 2008, j'ai vu Lou Reed en concert. Le genre de trucs que je raconterai à mes petits enfants. C'est vrai, ce sera magnifique de pouvoir dire : "Tu sais, mon petit, quand j'avais ton âge, j'ai vu Dieu en concert. Et il a joué "Berlin""
"C'est vraiiii, Papy ?"
"Oui. Et c'était à chier".



C'est dingue de me dire que ce concert ne m'a pas plu. Pourtant, vu que ça m'a couté un rein, je me suis dit en rentrant dans la salle, que, de toute façon, je ne pourrai pas ne pas aimer, j'arriverai bien à convaincre mon cerveau que c'est de la bombe. Même pas. C'était vraiment pas terrible. Et c'est un euphémisme.

Imaginez un gros blanc avec un bonnet vert et des lunettes, qui sourit tout le temps comme un débile, et qui se masturbe musicalement à longueur de morceaux. Vous avez le guitariste. Et même quand on respecte profondément quelqu'un, c'est difficile de ne pas le haïr quand il vous salope des morceaux avec des solos assourdissants de 3 minutes pour une chanson de 2. D'autant que "Berlin" est censé être un album lourd de sens, de profondeur. Et qu'un des prétendus "killer de Detroit City" a fait des 5 premiers morceaux des prétextes pour se branler. Je ne comprends pas comment UN mec qui est réellement considéré comme un DEMI-dieu depuis plus d'un QUART de siècle peut se comporter comme le HUITIÈME d'une sous-merde.

Imaginez maintenant un grand noir avec des cheveux blonds, qui tape comme un bourrin pendant 1H30, sans aucune forme de nuance. Vous avez le batteur. Et je ne mâche pas mes mots. Quand on ne joue qu'un seul album en concert, l'initiative est louable, et même conseillée, pour "Berlin", mais il faut savoir se donner des prérogatives. Comme par exemple, quand on a pris un batteur de Jazz pour l'enregistrement, on évite de prendre un batteur Pop-Rock limite Hard qui en plus ne sait pas jouer. Au pire, on fait gaffe en régie à pas le mettre trop fort, quoi... Et enfin, on prend une BONNE caisse claire, par pitié...
Donc voilà 2 des très très mauvais point, qui m'ont pourri la première moitié de mon concert. J'étais venu pour voir Berlin, il m'ont servi du Rock'n Roll Animal...
Ensuite, quand cet enfoiré de guitariste de Steve Hunter de merde a lâché l'électrique pour passer à l'acoustique, ça allait beaucoup mieux. Le concert a gagné en émotion, on entendais mieux tout : Les choeurs (Chorale d'enfants de Londres), les cordes, les cuivres, la basse, et bien sur, la voix torturée et juste inimitable de Lou.

Donc, pour les 5 derniers morceaux, j'étais un peu plus satisfait. Mais tellement outré que le public ai pu bien réagir à ce massacre en règle d'un des plus grand monument du rock que je suis resté sur ma première impression. J'ai quand même applaudi (pour les 5 derniers). En même temps, quand on est submergé par tant d'émotions, c'est difficile d'ensuite prétendre : "Nan, ça m'a rien fait, je vais pas applaudir pour leur montrer."

Pour les non-aficionados, je vais vous raconter un peu "Berlin". C'est un opéra-rock.
Et c'est donc l'histoire d'un couple de junkie qui passe par la vie, les naissances, et enfin la mort. Surtout pour elle.
Donc c'est une histoire pleine de douleurs, de souffrances, et c'est pour ça que j'ai ni aimé le concert, ni son public acquis d'avance. Le concert ne retranscrivait pas toute la puissance émotionnelle de l'album, un des seuls au monde qui arrive à me faire changer d'humeur, et le public avait l'air de s'en foutre.
Donc, comme il est impensable pour moi de vous mettre une chanson de "Berlin", je vais quand même vous mettre quelque chose de Lou Reed. Mais sans description aujourd'hui, parce que ça ferait vraiment trop pour vous à lire.
J'ai trouvé ce que j'allais vous mettre. Du classique, du lourd, de l'efficace.

En espérant que Air ne me déçoive pas trop à la rentrée... D'ailleurs, si des gens veulent venir avec moi, c'est avec grand plaisir. Salle Pleyel, Samedi 11 Octobre, 45€. Par contre, grouillez-vous, je crois que ça va très vite.

Lou Reed Plays Berlin @ La Salle Pleyel, le 28/06/08


Découvrez Lou Reed!

mercredi, juin 25, 2008

Todd Rundgren. En fait, Foals.


Je suis complètement désolé, mais j'ai eu une panne de disque dur, alors je n'ai pas pu mettre la chanson que je voulais. J'ai du me rabattre sur mon disque dur interne, qui n'est pas très fourni. Mais j'ai quand même réussi à vous dégotter un petit truc sympa.
C'est sur la B.O. du film des Daft Punk, Electroma, avec pas eux dedans. C'est même une des chansons les plus importantes. Parce que c'est la chanson d'ouverture.

Bon, en fait, nan, je viens de m'apercevoir que ma version est coupé à la hâche, donc je vais pas la mettre. Les joies du téléchargement vous prive de "International Feel", de Todd Rundgren.

Fouillons donc encore un poil.
Ah tiens, Foals, ça faisait longtemps.

Ils sont fans de percus dans ce groupe, ça fait plaisir. Je vais vous faire écouter la chanson qui m'a le plus plu la première fois. C'est toujours vrai, mais je l'ai pas écouté beaucoup encore (l'alboum).

Bah voilà, c'est l'histoire d'une grosse percu, qui passe en lo-fi de temps en temps. Et qui est en permanence saturé. Elle a des copines, ce sont des nappes de guitares échoïsées à plus savoir qu'en foutre.
La voix arrive ensuite; j'aime la façon dont les instruments et les voix tournent autour de la batterie, seul point fixe et linéaire dans le monde de Red Sock Pugie.
1 minute.

Viennent ensuite, des nappes de synthé et enfin un rythme coérent à la gratte. Le batteur entame alors un rythme très galopant sur l'arceau de sa caisse claire. Et qui dit rythme galopant, dit rythme qui arrive au galop ! Et PAN ! C'est parti ! La batterie devient un peu plus house, très binaire (qui a dit facile !?).
Ensuite, on revient au rythme d'intro. Et c'est reparti pour un tour !

J'adore le clavier. Ecoutez bien, sur la partie house, de votre enceinte droite ou de votre écouteur droit, sort le synthé. Il suit les même notes que la voix et la guitare à gauche et est donc très facile à repèrer. Et la meilleure partie, c'est après la première phrase musicale (1:34). Quand la voix alterne deux notes à chaque croche, et bien le clavier en fait autant, et c'est vraiment magique.
Surtout que, il faut se l'avouer, c'est un peu easy-listening, mais c'est vachement prenant, et ça donne super envie de tendre les bras, et de tourner en regardant le ciel pour tenter vainement de s'envoler du tristoune plancher des tristounes vaches.

Hadrien


Découvrez Foals!

mercredi, juin 18, 2008

Queen, encore et toujours. Who Needs You


Salut les aminches, je n'ai pas écrit beaucoup d'articles ces temps-ci pour cause de pas de temps et de pas d'inspiration aussi. Mais là j'ai une chanson dans la tête qu'il faut vraiment que je vous donne.

Vous connaissez la passion d'Hadrien pour les chansons phares de groupes méconnus (ne pensez pas que c'est faux avant de lire la suite) ; et bien moi c'est le contraire ! J'adore les morceaux méconnus d'artistes Légendaires. Comme... euh... Queen ! Pourquoi pas ?

Le morceau que je vous propose figure sur l'album News of the World, qui est sûrement un des albums les plus mal produits de tous les temps, mais sur cette chanson ça va. Il est écrit par le bassiste du groupe, je vous laisse chercher le nom. Le fait est qu'il a écrit mes chansons préférées de Queen.

Ce que j'aime dans ce morceau c'est le fait qu'on ne sache jamais ce que c'est vraiment comme style de musique : ça sonne un peu hispanisant mais la voix de Freddie pas du tout, ça pourrait sonner presque comme certains arrangement de R'n'B actuels, mais c'est rien de tout ça. Ce qui est sûr c'est que c'est léger tout doux. C'est d'ailleurs marrant vu que du côté des paroles, ça reste un mec qui dit à sa copine qu'il ne la supporte plus.
J'adore ce pont "Oh I Believed you" etc. , je vous jure c'est jouissif à chanter. Surtout "And it leaves you bleeding lying flat on your face" (1:10) et la suite. et les choeurs trop kitsch "Where is the helping hand ?" Don't know bro'.
Puis solo, mais gosh! j'adore ce pont, et il revient en plus, c'est un pont comme je les aime. Trop stylé aussi, parler au milieu d'une phrase chantée comme sur "so sophisticated" (2:30), je veux faire pareil quand je serai grand.

c'est une chanson qui donne envie d'être en vacances au soleil (et de larguer sa femme si le temps s'y prête hein ^^ ça c'est votre problème). En tout cas c'est une chanson à écouter, comme le reste de Queen, quand on a besoin de se remonter le moral, because of sa naïveté rafraichissante.

Hope You'll enjoy it. Et goodbye tout le monde.

Floby, Franglais.

P.S. : Le bassiste de Queen, c'est John Deacon ( ' sont forts ces John !)


Découvrez Queen!

dimanche, juin 15, 2008

Avishai Cohen Trio


Ce qu'il y a de bien en travaillant dans un magasin de Hi-fi, c'est que certains clients arrivent avec leurs CDs, et nous font découvrir à nous autres vendeurs des choses inconnues. Bon c'est rare, mais ça arrive. Et notamment Avishai Cohen Trio. Je vais donc vous faire écouter le morceau par lequel j'ai découvert ces virtuoses.
D'abord, le titre : The Ever Evolving Etude. C'est beau, hein ? Mais qu'est-ce qu'une étude, me direz-vous. Et bien c'est un morceau qui a été écrit selon une spécificitée, et dont l'objectif est de faire travailler l'élève sur ce point en particulier.
Comme la première fois où j'ai écouté ce morceau est assez fraiche (ce qui n'est pas le cas de 90% des morceaux sur le blog), je vais faire comme si c'était la première fois que j'écoutais cette étude pour trio.
L'intro, mouais... Ca m'a pas convaincu. Si, un passage pas trop mal, qui aurait du m'annoncer la suite : Vers la quatorzième seconde, on entend un plan au piano, que je trouve vraiment stylé. C'est très bretonnisant, je trouve. J'ai pas trouvé tout de suite à quoi ça me faisait penser, mais comme ce plan d'accord revient assez souvent, j'ai pu ensuite me dire, mais ouai, je kiffe, il bretonnise !
Ensuite, roulement de cymbale, et roulement de grosse caisse....... Fin de l'intro, signalé par un petit truc de cuivre, je dirais trompette.

Ensuite, j'ai failli éclater de rire au magasin. Mimant d'un doigt appuyant sur des touches le pianiste, je faisais des grands signes au véritable vendeur pour le déconcentrer... Quand on est con...
Et ensuite, j'ai moins rigolé à la 54e seconde, quand je me suis assis et je me suis dit : ok, il y a du potentiel, je m'assoie. Ces petits trucs de rythme sont pas facile à choper, mais quand c'est fait, c'est mortel. Je vous raconte pas ma gueule arrivé à 1:07. Là, c'était gagné, peu importe ce qu'ils allaient faire après, ça allait être mortel. Et bah Twingo.
La contrebasse a un son mortel, au niveau de l'enregistrement, c'est énorme.
Et sinon, ensuite, ça se recalme. Mais on me la fait pas à moi. L'album entre les mains, je me dis : "6:15, ça va partir et ça va être mortel".
3 secondes après cette pensée, la contrebasse s'arrête. J'attends, palpitant, me demandant combien de temps il va mettre à partiiiiiiiiiiirrrrr youhouc'estfaitc'estmégatopsuper !!!!
Ce que je kiffe, dans cette première partie, c'est le ping-pong entre les aigus et les graves du piano. Les notes rapides sont là pour renforcer cette impression. Et toujours ce petit côté breton finisterois qui revient à chaque fin de grille, c'est à dire à chaque fois qu'il fait un accord.
Et ensuite, vient la seconde partie, avec les accords tenus, la batterie mortelle. Juste énorme.

Ensuite vient la partie un peu répétitive. Mais tellement stylé en même temps. C'est un peu le mec accord à la main droite pendant 30 secondes. Et encore, après il revient ! Heureusement qu'au milieu il y a le retour de la 2e partie, qui est décidément l'un des plus stylé, avec cette batterie.... Hmmmm, mamma mia...

Mais cette partie répétitive n'en a pas fini. Elle revient encore une fois, juste après le solo de piano Tango-isant (3:31) . Mortelles, les influences. Et elle revient en tant que tapis sonore pour le solo de basse (3:41). Même la batterie se calme un peu. Et ce solo de basse....... Pouaaaa. Et pour les gourmands comme moi, il y en a encore après !!

Sinon, quand revient le "riff" principal (4:17), le plan au piano qui structurent un peu la chose, écoutez bien, il finit par deux accords la première fois. La 2nd fois, il finit par 3 accords... L'effet est bœuf...
La 3e fois, normalement, et la dernière fois, ou Môssieur change la tonalité de son morceau pour passer un demi-ton en dessous.

Le moment où la batterie part en couille, c'est le moment où j'ai compris...

Quand on écoute ce morceau attentivement, on peut vraiment dissocier les instruments, et considérer tous les musiciens comme des personnes à part entière, qui "évolue", comme l'indique le titre. Chaque instrumentiste attends que ses camarades évoluent avant de pouvoir le faire. C'est une communion entre les artistes.

De fait, je culpabilise un tantinet de dire "la batterie", ou "le piano". Je m'aperçois que ça donne un côté un peu impersonnel à mes descriptions. Parce que dans ma tête, je sais très bien de qui je parle. Alors s'il vous plait, Mesdames et Messieurs, veuillez applaudir dans votre tête Mark Guiliana à la batterie, Shai Maestro au piano et Avishai Cohen à la basse. Je vais me faire tout petit sur la fin. Je n'ai plus qu'a vous dire que la fin est du free drum jazz. Elle part en binaire tout con, alors que ses potes continuent sur leur lancée. C'est un peu le solo de la batterie, sauf que c'est pas dans les cases. C'est ce qui fait la force du free jazz. Ensuite, tout se calme, progressivement, tout en nuance, accord parfait entre ces dieux, et ensuite, pouf claq, c'est fini.

Sur ce, depuis mon petit lit, je salue ces grands bonshommes d'un salut amical mais respectueux, et les remercie pour cette petite heure passée en leur compagnie. J'espère aussi que la mienne ne vous a pas trop déplu, et vous souhaite une bonne nuit, une bonne semaine, et à la semaine prochaine!

Hadrien.

dimanche, juin 08, 2008

Love


Pour finir ce petit week-end 60's, je vous ai sorti un pur produit de ces années là. By the way, désolé pour le retard, c'est que les vacances, ça fait un peu perdre le nord, et notamment la notion du temps. Bref, désolé, et on s'y met.

C'est partiiiii ! On sent déjà que ça pulse, hein ? C'est punchy, et très pauvre au niveau des accords, on en entend d'ailleurs que deux. Mais bien heureusement, ça se diversifie un peu par la suite :).
Stéréo à mort, mais pourtant d'une incroyable modernité à tous les niveaux. Les arrangements sont travaillés à la perfection, et les mélodies tourmentées à souhait : bienvenue dans l'univers psyché. Le mixage est très travaillé, on sent tout le travail derrière la batterie, les cuivres, etc.
J'adore la 2eme partie des couplets, c'est à dire de 00:15 à 00:23 pour la première fois où ça arrive. Avec les nappes très discrètes de trompettes mais on ne peut plus indispensables. Et puis j'adore la mélodie de la voix sur cette partie, ainsi que le rythme qu'entame la batterie, légerement different de ce qu'elle fait aux autres endroits. Et la 3e partie est aussi chanmé, avec toujours la double pêche de cuivre et la batterie qui s'emballe. Je trouve ça mortel.
Et en plus, ce sont ces doubles pêches qui permettent de lancer le solo. Ni vu ni connu, on double le nombre de mesure, le chanteur en rajoute un peu, et c'est parti ! Il ne chante plus, c'est la guitare qui s'en charge. Ce qu'il y a d'étonnant et de détonnant (calembour) avec Love, ce sont les solos. D'une manière ou d'une autre, on sait pas pourquoi, mais ça sonne toujours un peu un son...comment dire... espagnol. Hispanisant, voilà. C'est assez chelou, mais moi qui kiffe les paradoxes, ça déchire.
Le solo se passe, tranquille... Avant son point d'orgue. LE truc. ZE truc. Une magnifique note de 7 secondes, qui a le bon gout de ne pas partir sur le temps, ni de s'y arrêter. C'est un grand moment de la chanson, ces 5,25 mesures de solo d'unicité de la trompette et de la voix, qui amène un solo un peu plus complexe, mais tout aussi chantant, où la trompette et la voix se chantent l'une l'autre.

D'ailleurs, écoutez bien ces trompettes. Rien de bizarre ? Elles sont plusieurs. Alors que lui est seul, avec sa voix. Je trouve que l'effet que ça donne est un sentiment de solitude. On s'associe, et c'est normal, plus façilement avec le chanteur qu'avec les trompettes. Car même si ce sont des musicos qui en jouent, il est bien normal qu'elles restent abstraites lorsqu'on se figure la musique.
Je voudrais que vous fermiez les yeux, et que vous vous figuriez la musique. Comment voyez-vous le chant, comment voyez-vous les trompettes. Elles sont goguenardes : en position de force parce qu'elles sont plusieurs, et que lui, nan. On le sent un peu apeuré. Elle sont térrifiantes, ces trompettes. Elles qui ont un timbre déjà plutôt chaud à l'origine se retrouve carrément moite à cause des accords lancinants et du mixage. Et elle lui court après : "Tin Tin Tin Tin Tin Tin Tin, etc."
La musique des années 60, c'est puissant. Et c'est ça qui est bon.
Sur ce, je vous laisse, à vous les studios.


Découvrez Love!


Hadrien

dimanche, juin 01, 2008

Constance Verluca


Bon. Ok, je suis à la bourre.
Grave, à la bourre, même. Mais que voulez-vous, j'ai une vie. Et puis Berry, elle est cool. Et maintenant, c'est une star. Heureusement qu'il existe quelques blogs défricheur pour sauver la scène française (je parle pas de mon blog dans le "quelques", je n'ai pas cette prétention là).

(Par contre, j'en ai plein d'autres.)

(Des prétentions.)


Bref, mon jeux de mot (inventé par Leonard de Vinci, comme chacun sait) de il y a trois mois, le "à une constanCE prêt" va trouver son explication maintenant.
Parce qu'en fait, je parlais de Constance Verluca, et c'était un hommage à sa mère, car c'était son prénom. Oula.


Bref, Constance Verluca ne se démarque pas par la qualité musicale de ses chansons. Mais par ses textes. Ce sont des putains de textes, il y a pas à tortiller. Tour à tour, dans son album, elle est une salope bourreau des coeurs, une amie langue de grosse pute, une pute, une connasse, encore une salope, une droguée, etc.

Et avec cette voix toute calme, et toute posée, moi, j'adore. Parce que j'aime les paradoxes et les trucs qui vont pas ensemble d'ordinaire.
Et cette chanson ne déroge pas à la règle, puisqu'elle nous parle de ses différentes addictions. Ses textes ont beau être assez cru, elle fait parfois mouche : "Noyer ses soucis, ça ne sert à rien, comme disent les gens qui vont bien".
Et même musicalement, c'est drôle, c'est kitsh, les airs sont touchant de mievrerie, et la flûte à bec à la fin, moi j'adore. Tellement impropable que ça en devient indispensable. Mais relou à la longue, cela dit.

Une belle perle dans la chanson française. Supportez-là, achetez son alboum.

Tchuss !


Découvrez Constance Verluca!


Hadrien

jeudi, mai 15, 2008

Broken Social Scene, Ter


Hum.
Dur de commencer un article comme celui-là.
Je ne sais pas si je suis lu. Mais je vais quand même faire comme si.

Si j'ai arrêté ce blog, c'est à cause de toi, lecteur. Quand on met une heure de sa personne par semaine, ça peut paraitre con, mais on attend des "compensations". La sensation du travail bien fait, à savoir, les commentaires. Qu'ils soient écrits, ou oraux, pour ceux qui me connaisse. D'ailleurs, il n'y a qu'a voir le nombre de mails de supplication quand j'ai arrêté le blog.

Mais aujourd'hui, c'est différent. Aujourd'hui j'écris parce que j'en ai envie, comme une envie de pisser. J'écris parce que ça me manquait. Et surtout, j'écris pour la Musique. Parce qu'hier, bah voilà, quoi... C'était donc Broken Social Scene en concert, à l'Elysée Montmartre.
Et pour une fois, je vais vous mettre une chanson de leur album un peu plus rock, qui s'appelle sobrement Broken Social Scene.
Mais parlons du concert d'abord. Pour étayer mon propos, je ne peux que vous proposer, parce que ça me saoule, et vous aussi, de les afficher sur ma propre page. Donc tenez.
C'est la première et seule fois qu'ils jouaient à l'élysée, donc si vous tapez BSS Elysée Montmartre, ce sera bon.

(Pour info, quand le grand barbu se penche dans le public, c'est pour me taper la main. A un autre mec aussi, mais surtout moi ^^. On a les petites gloires qu'on peut ! Mais rassurez-vous, j'ai eu mieux, par la suite)

Broken Social Scene, c'est un peu mon groupe préféré. Et il m'a fallu le concert d'hier soir pour m'apercevoir à quel point c'était vrai. Parce qu'ils sont bons musiciens, tous autant qu'ils sont. Parce qu'ils sont polyvalents. Ils sont à l'aise partout, que ce soit Rock, Pop, Psyché, Electro (soft), ou bien sur, B.M.O.
Et je vous l'ai déjà prouvé, avec "Anthem for a Seventeen Year old girl", à qui DTP doit son nom, et avec "Look just like the sun".
Mais là, je vais mettre du vrai B.M.O., Bordel Musical Organisé. Parce que c'est ça, Broken Social Scene, un truc qui part dans tout les sens, mais qui est pourtant si bien orienté. Et en concert, c'est exactement ça. Ils s'échangent les instruments au petit bonheur la chance, ils bougent, chantent, discutent avec le public. Et surtout, sans réinventer leurs morceaux jusqu'a perdre leur public, ils arrivent à insuffler une brise nouvelle dans leurs chansons. Pour les faire revivre.
Et ça, c'est juste grand.

Concert du 14/05/08, Broken Social Scene a L'Elysée Montmartre.

"It's All Gonna Break". Yeah.
Et, une fois n'est pas coutume, je ne vais pas m'embarquer dans une description abracadabrantesque, parce que si je dois décrire point par point tout ce que j'adule, je suis pas couché.
Donc je vais vous laisser profiter, simplement, et je vous laisse vous réjouir du fait que ce blog renaisse de ses cendres...

Bien à vous,

Hadrien

dimanche, février 10, 2008

Berry


On me dit, de temps en temps (j'allais dire souvent... Aha), que mon blog ne contient pas beaucoup de chanson française. Et bah c'est vrai.
Et ce pour deux raisons. D'abord, parce que si une ancienne chanson française est bien, c'est un classique. Il y a des exceptions, mais pas beaucoup. Et comme c'est pas mon filon, ça me fait chier de chercher.
Et deuxièmement, parce que la scène française d'aujourd'hui est à vomir. Et je pèse mes mots. Tout ce que je connais de bien et de franco-français est sur ce blog. Presque. A une constance prêt (Jeux de mot, pour la semaine prochaine).

Ce soir, donc, c'est avec une certaine honte que je vous présente l'oeuvre de mon moment. C'est à savourer dans l'instant, fugitif. Parce que dans une semaine, elle me sortira par les trous de nez, s'te chanson. Mais pour l'heure, j'aime.

Je sais pas quoi dire, c'est classique, cliché, façiiiile, mais frais. Diablement frais.

Une petite intro au clavier, intro sympathique d'ailleurs, parce que c'est vraiment une intro. Pas une relique du couplet. Une vrai intro ^^.
Et puis, faut dire aussi que la fraicheur vient aussi de sa voix. Elle est juste parfaite, pour les petites envies musicales, sans trop avoir besoin de réfléchir.
Pour se poser, dans son lit, et réfléchir sur la vie, sur l'argent, sur les femmes (ou les hommes. Enfin pas pour moi.).

Cela dit, la première chose qui m'ai fait "tiquer" dans la chanson, C'est le "Debouetdemain", qui est assez stylé, parce que, pronconcé d'un coup, il agit comme une rythmique, je trouve.
Ensuite, vu que j'aimais bien ce petit détail, je me suis arrêté un peu sur le reste. Et là, j'ai découvert des trucs coolos ! Genre, le départ de la batterie, discrète mais indispensable.
Ensuite, écoutez bien, à partir de 1:16... Tout s'arrête, sauf la voix, et un autre truc, à savoir la guitare, qui part dans un délire arpégial assez énorme ^^. Ensuite, ça repart, et commence la partie Tadamidoudoudoumdamamamadimadidam... Ahlala, mais pourquoi j'aiiiime ?

Peut-être que les paroles aussi, sont bien. Ca reste du "je suis triste et je veux que la terre entière le sache", mais c'est un tout chtiot plus subtile, et c'est aussi un peu déguisé. Parce que bizarrement, les accords sont majeurs, et l'ensemble est assez gai, et joyeux. Comme si elle essayait de cacher ses malheurs derrière un masque de bonne humeur.

Et puis, ensuite, le truc qui me fait marrer. C'est le mec qui parle en Arabe. Et je dis ça, je dis rien, c'est peut-être pas de l'arabe. Mais ce qui me plait bien, c'est qu'il a RIEN à foutre là ! Les accords ne sont pas arabisant, elle a pas une voix de Rebeu, son nom de scène, c'est un département plus franchouillard tu crèves. Bref, j'aime bien ce décalage. Je me dis que peut-être, avoir honte d'aimer ça, il y a pas besoin. Puisque c'est bien :).

Hadrien


Découvrez Berry!


[Edit : Je savais que j'avais le droit d'aimer ! C'est brute et elle est troooooooop Belle :D ! Allez ici! Bon, elle est chez Universal, mais c'est pas une raison.[Edit : Rhoooo L'excluuuu ! Elle est pas sur son site, celle là ! Si Mademoiselle Berry est vraiment Mademoiselle, je veux bien me sacrifier.]]

dimanche, février 03, 2008

Low


Brrr... Le froid est reviendu. Il est partout. Et même dans la musique. Oui, le froid, cet ami qui nous veut du mal, est même présent, ce soir, sur DTP.

Les tambours tambourinent, la caisse claire s'échoïsent, il y a un piano glauque, qui joue des notes graves.
C'est amusant comme les instruments peuvent s'inscruster discrètement (scrètement). Par exemple, à la 11e seconde, dans votre enceinte ou écouteur gauche, vous pouvez entendre la guitare qui arrive. Elle suit la caisse claire et les échos, les cordes sont tenus avec la paume, de façon à ce qu'on entende juste le grattage, et plus l'accord. La paume se relève, oh ! On entend la guitare, toujours à gauche. Et les voix sont arrivées. La voix masculine, en front, et la féminine en backvocals.
Et ensuite ça part... Une montée orgasmique se prépare, elle est prête, elle est là, les tambours tapent sur chaque temps, la charley sur chaque double croche, les voix s'envolent : "In Siiiiiilllleennnnceeeeeee", et tout retombe.

Pouf.
"Aha, on vous a bien eu !"

"Mais on est sympa : on va vous faire un pont "Refrain Couplet" super stylé."

Ah bah ça va alors.

Et là, pas le temps de finir ma phrase, que c'est déjà reparti. Et bizarrement, plus puissant, plus grand, plus fort.... Des voix s'incrustent à gauche, fait rarissime, reprenant le désormais usité "In sileeence", mais sur une autre mélodie.

Et voilà... Pouf, là c'est vraiment fini.

C'est assez intéressant de voir comment ils arrivent a créer une ambiance. Je parle même pas de si elle vous plait ou pas. Ce qui est fou, c'est qu'ils aient réussis à rendre le morceau tangible, froid, austère. Je trouve ça génial, et au sens propre. On a l'impression d'être dans une grande bâtisse, et que des fantômes, des vrais, avec des draps blancs et des boulets aux "pieds" peuvent surgir au détour d'un couloir de votre esprit...

Hadrien, quisiteur.

Pour les connaisseurs, mais je déteste le name-dropping, Low a réussi le même tour de force que mes oursons préférés.


Découvrez Low!

dimanche, janvier 27, 2008

Life Witout Buildings


Je repense souvent à l'importance capitale de la voix. De son timbre, de son harmonie. De son rythme, de son tempo. Que ce soit en accord, ou non, avec le reste. Tout ça est bien évidemment subjectif. Et parfois... Pouf, la perle.
On en reste pantois. Cette chanteuse est tout simplement géniale. Sa voix est fraiche, enfantine, si pure. Mais ses intonations sont matures, profondes. C'est ce paradoxe que j'adore... Qu'elle paraisse si peu mature tout en ne laissant aucun doute la-dessus.

Et cet accent, tellement inimitable, tellement écossais. Tellement stylé.

Il faut aussi noté qu'elle est barrée, et ce totalement. Elle doit être blonde. Elle doit faire des études d'Art. Elle doit être de bonne famille. La voix parle (calembour). Et même si tout ça est faux, je me l'imagine tellement que ça prends cette forme même dans la réalité. Et que si vous me dites qu'elle est brune, moche, chaumeuse et pauvre, et bah je le croirais pas. Parce qu'elle a trop mis d'elle dans ses chansons pour tout ça.

Tout commence avec ce style complètement inimitable du "parlé-chanté". C'est pas le style qui est nouveau. Il y a eu avant, il y a eu après, c'est pas ça qui manque. Que ce soit une femme, c'est un peu moins courant. Et que ce soit si bien, là, par contre, c'est une autre affaire.
C'est d'une telle fraicheur... Je vois pas d'autres mots pour décrire ça. C'est exactement ce que ça m'évoque. Comme boire de l'eau. C'est aussi rafraichissant. Ca désintoxe, ça purifie, ça nettoie. "Life Without Buildings", déclaré source de jeunesse pour votre corps.


Elle met une telle sincérité dans sa partition qu'on ne peut qu'être touché, de la première à la dernière note, c'est beau. Même quand c'est parlé et/ou faux, voire même pas dans le ton, c'est quand même ultra-touchant.
Et pourquoi ? Parce que une fois n'est pas coutume, c'est l'instrumentation, qui est au service de la voix. Et non pas l'inverse. Peu importe ce qui a été composé avant, ou après, les techniques ou préférences diffèrent d'un groupe à l'autre, ou même dans un même groupe. Et peu importe, ici aussi. Ce qui compte, c'est ce qui sort, ce qui se ressent.
Et là, pfiooou...
C'est tellement rare, de trouver des morceaux d'une telle force, qui vous bouffent la gueule. Gainsbourg, Brel et Gainsbarre ont fait ça. The Smiths et Jeff Buckley aussi. Life Without Buildings, c'est direct dans le panthéon.

Hadrien, déclaré source de jeunesse pour votre corps, lui aussi.

Life Without Buidings - The Leanover (quel cliché :D)

dimanche, janvier 20, 2008

Iron & Wine


Et voilà. Comme promis, voici le compte-rendu du concert d'hier soir, Iron & Wine, au Divan du Monde.

La salle est comme à son habitude, au service de la musique. Et ça, ça change.
De la bière qui jaillit grâce aux flots de poignons qu'on veut bien y mettre, des trucs jolis à regarder, des acrobaties pour aller aux chiottes, des photos hmmmm, des femmes qu'on indisposent, celles qui disposent et se posent, bienvenue au Divan.

Mais le Divan, c'était aussi une première partie (que j'ai trouvé) minable et niaise : Eleni Mandell. Mais comme je suis pas un mauvais bougre, j'ai quand même vérifié ce que j'avançais, en écoutant ce qu'elle pondait en alboum. Et là, Surprise ! C'est Minable et Niais !

Voilà pour la première partie.

Mais Iron & Wine, c'est autre chose. D'ailleurs, cette grognasse d'Eleni s'est permise de venir sans ses musicos, ce qui rend sa musique encore plus chiante. Elle jouait en guitare-voix, genre on est entre nous. Et quelle est la première chanson que joue Iron & Wine ? J'vous l'donne en mille, une chanson Guitare-Voix. Sauf que là, bah ça envoyait du pâté. Du gros. Sam Beam a entérré vivante l'autre connasse sur : La qualité du chant, la qualité de jeu à la guitare, le niveau de jeu à la guitare, la justesse à la voix, les textes, et pour finir, la mélodie.
Voilà.
Il est taquin, le petit Sam.
J'aime :D !

Ensuite, a véritablement commencé le voyage. I & W nous ont fait faire, majoritairement, le tour de leurs deux derniers alboums. Ils ont la capacité de ré-inventer leurs morceaux et c'est assez impressionant. Ils jouent avec leurs bébés, se le passant les uns les autres... Laissant le soin au contrebassiste (electriiiiiiiiiique!), par exemple, de malaxer, détendre, complexifier, changer le ton, et la repasse au groupe entier, pour repartir sur un autre morceau. Bien sur tout celà est prévu, répété des centaines de fois.
Finalement, c'est un peu à la manière d'un tour de magie.

On doit l'apprendre. Le répéter pour le connaitre. Ensuite le répéter pour le réussir. Mais le plus important de tout, c'est le répéter pour qu'il devienne votre. Qu'il fasse partie intégrante de votre main, bras, whatever. Qu'il soit une partie de vous-même, et que l'erreur ne soit plus permise. Iron & Wine, c'est du travail.

House By The Sea, c'est THE chanson de "The Shepherd's Dog", le dernier alboum. C'est LA chanson que je voulais absolument.
Je l'ai eu :P !
Et stupeur qu'elle ne fût pas ma, vide ma chanson découvrir. En effet, l'intérêt de cette chanson, et l'un des "Pourquoi" j'adore cette chanson, c'est l'ambiance qu'on peut y trouver. Une atmosphère, si particulière... Je m'imagine toujours un mas, mais dans le nord, dans les landes, avec vu sur la bretonnante mer, et des falaises à pic. Il fait nuit, il pleut des cordes. Mais on est à l'intérieur, et le feu brûle ardemment dans l'âtre, répendant sa divine châleur dans les moindres recoins de la bâtisse.

Et hier soir, légère déception. Il y a des fuites dans le toit. Un riff modifié (et en moins bien), une fin de phrase pas prononcé pareil, des percus manquantes (ça c'est un problème d'effectif, et ils se sont pas mal démerdés quand même), etc. Donc voilà, décu. Mais uniquement sur cette chanson, parce qu'évidemment, je l'attendais grandiose, elle est arrivée bien, donc : déception. Mais ça n'a en rien retiré le bonheur que m'a apporté ce concert. Un voyage, au coeur même de la musique, des sons, des paysages verts et pluvieux, toits de chaumes, lutins, still guitare, marimba et glockenspiel.

A bientôt, Iron & Wine.

Concert du 19/01/08, Iron & Wine, au Divan Du Monde

Hadrien



Découvrez Iron And Wine!

mercredi, janvier 16, 2008

Stevie Wonder - Groovy Baby !


Salut les aminches!
Pour mes rares articles à venir, j'ai décidé de pas trop parler des Beatles :D, mais je n'ai pu résister à vous mettre ici une reprise de We Can Work it Out par Stevie Wonder. Stevie, qui nous fait groover ça comme un maître qu'il est.




C'est le genre de reprise que j'aime, parce que le morceau d'origine est bon d'une part, mais surtout parce que l'artiste a réussi à s'approprier vraiment la chanson. Ce que je veux dire par là, c'est que ce que vous êtes en train d'écouter, ça pourrait très bien être un morceau que John et Paul ont écrit pour que Stevie le joue.

Rien que cette guitare au début, c'est très funky, c'est du fuzz comme on en fait plus. Puis la basse, elle est bien lourde et donne carrément l'impression que ce morceau n'a jamais un jour été un morceau de Rock. Et si vous aimez groover, Stevie a pensé à vous : pensez à chanter "Hey" en rythme sur le dernier temps de la phrase. Puis pour bien dire que "ce morceau, maintenant, il est à moi" Stevie nous gratifie d'un solo de son mythique Harmonica, qui, le reste du temps fait un boulot de rythmique en tapant le 2nd temps de la mesure.

A partir d'un 1:15, La voix entame les variations sur le thème, et vous verrez c'est de plus en plus jouissif et ça monte peu à peu dans l'aigü.
J'aime bien aussi comment est rendu le pont ("Life is very short, etc.") c'est completement bien different de l'original. Surtout la fin ("I will ask you once again"), il a carrement supprimé les triolets de noirs qui étaient assez caractéristiques, mais heureusement il a ajouté une jolie descente harmonique de la basse et le reste.

2:20 -> "What you see is your way" == Yeah ! :D j'adore
à la fin -> "ah ah ah ah ah ah yeaaaaaah" == ibidem :D

Enjoy !

Floby


Découvrez Stevie Wonder!

dimanche, janvier 13, 2008

The National


Après ce petit mois de vacances blogesques, me voici de retour. Frais comme un gardon, avec du bon son !
Et pour fêter dignement ce 150e post, je ne ferais rien du tout, parce que 150, bah ça a beau être un nombre rond, moi, ça m'évoque rien. Donc, rien, un post normal. Enfin presque. Puisqu'on va écouter ce soir une chanson que je veux mettre sur DTP depuis des lustres, bien avant que j'ai un blog. Depuis cette journée au Mont-Saint-Michel, où, par un temps pluvieux, en se baladant dans les landes entourant le Mont, j'écoutais The National. Petit groupe bien sympathique possédant sur leur premier alboum une chanson que je trouve magnifique, et je vais essayer, en ce dimanche qui fût froid mais ensoleillé, de vous expliquer pourquoi.
The National, c'est pas un groupe novateur. Mais une des choses qui les fasse se démarquer de leurs congénères, c'est la voix du chanteur, comme d'habitude avec ce genre de groupes.

Ce qu'il y a de génial dans ce morceau, c'est qu'il y a vraiment deux atmosphères propres au refrain et au couplet.
Les couplets sont plutôt "joyeux", en tout cas majeur, malgré sa voix rauque et mal léché qui fait qu'on a l'impression qu'il boit et fume plus que de raison.
Et puis arrive le refrain, annoncé avec un break pathétique, part dans les accords mineurs. Mais là encore, pas tout le temps. D'où un mélange, en fait, à l'intérieur même du refrain.
Mais c'est sa voix... Sa voix est tellement particulière, tellement décharnée, mais en même temps si terriblement humaine. Lorsqu'il prononce les paroles du refrain, il y ajoute une telle émotion, que je trouve pour ma part qu'il est difficile de résister de les chanter en même temps que lui, ainsi que de ressentir des frissons. Sa prononciation est claire et assez jouissive, et elle apporte un soupcon de poésie supplémentaire. De plus, sa voix est doublée. Très peu. Tellement peu qu'on ne saurait dire si la voix est féminine ou masculine. En fait, je dirais les deux. Mais bon.

Je me suis souvent dis que les "nouveaux" groupes qui sortent la tête de l'eau n'ont finalement qu'une "voix" pour se différencier. Calembour.

C'est vrai, quoi, Bloc Party ont Orekeke, Franz Ferdinand ont Kapranos, Kaiser Chief ont Wilson. Je n'ai cité que des noms de groupes Britanniques, et The National sont américains, mais même. Ils auraient du naîtrent au Royaume-Uni, c'est pas mon problème.
Tous ces groupes se distinguent non pas par un style, c'est quand même vachement proche tout ça, mais par une voix. Et c'est pour ça que je préfère The National, dans les artistes contemporains. Parce que la voix me plait largement plus que celle de tous les autres. Et parce que c'est un grand groupe, de toute façon. Mais ça, c'est une autre histoire...

Hadrien

Pour Info, Dimanche prochain : Reportage en direct différé de 24h du concert d'Iron & Wine au Divan Du Monde.

See Ya All, Folks.


Découvrez The National!