dimanche, avril 22, 2007

Three Dog Night / Aimee Mann



Beaucoup de reprises sont meilleures, ou plus connues que les originaux. Mais j'ai déjà parlé de ça...
Alors je vais parler d’autres choses... De la fin.

Les fins en fade sont chiantes ! Une fin, ça fait partie de la chanson, et je pense que c'est gâché que de finir en fade...
Alors autant essayer de trouver des choses. Il existe plusieurs techniques...
Ma préférée : Montée en puissance avant apothéose et orgasme musical.
Mais aussi : Descente, avec de moins en moins d'instruments, pour un stylé épuré.
Ou encore : Un simple changement de rythme pendant une mesure permet de montrer que c'est la fin.

Mais après bien sur, il existe des variantes, les choses peuvent s'empatouiller, se désolidariser, s'améliorer, se détériorer...

Et parfois, c'est un rien, un petit détail, comme dans la version d'Aimee Mann...

Je vais faire quelque chose que je n'ai jamais fais : mettre les deux pour vous permettre de comparer... Parce que l'une n'est pas mieux que l'autre, mais elles sont différentes...

Et maintenant, la rubrique I Love :

Three Dog Night

La basse, bien structurante, qui s'autorise quand même quelques petites folies.
Cette voix de Crooner splendide, fraiche et lointaine...
L'envol swingé à la basse vers 40 secondes
Les refrains, avec une guitare bien abrasive, et une basse bien solide.
Et évidemment les "NUMBEEEEER" fait par les coeurs, qui font que cette fin là, mes amis, "OOOOOOOOOONEEEEEE", c'est épique, et c'est brute de pomme.

Aimee Mann

Les petites intrusions à la guitare, un peu tout le temps.
Les 2nd voix sur "It's juste no good", que ce soit les chœurs, ou la 2nd voix qui part en canon, c'est trop bien... Et puis aussi celles qui font "Waaaaaaap Dooooooo Wap"
Et puis à partir de 2:16, c'est la fin, on peut dire, et c'est génial... La derniere phrase est prononcée par un homme, et sa voix colle parfaitement, et le rythme qu'il colle à la mélodie est soooooo brute de pomme...
Et puis vient la vraie fin, calme, mais surprenante quand même, avec le renfort de piano sur la dernière mesure...

See Ya

Hadrien, dépendant...

lundi, avril 16, 2007

I Love You But I've Chosen Darkness


Le blog n'est pas mort ! Il doit seulement faire face a l'inspiration désertique de l'un de ses membres... (Sans rancune aucune ;) )
Bref, moi, j'étais en vacances, coupé du monde.
Mais il est temps de retrouver l'éclat de jadis !

Présentation des accords à la guitare, et ce plusieurs fois, ce qui fait une longue intro, bien planante avec des nappes discrètes de clavier pour éviter que ça ne fasse trop vide...

La seconde guitare arrive, présentant le rythme, avec la batterie qui s'installe, tout doucement, d'abord avec la charley seulement, puis avec la caisse claire, et la basse qui suit la batterie cette fois-ci.
Puis la voix, posément, calme. Le rythme, lancinant, poursuit son implacable trajet... Jusqu'à...
Jusqu'à ce qu'il rencontre une bonne grosse disto :D ! Et les deux s'accompagnèrent, pour le meilleur... Pour que s'envoler au pays de l'amour refoulé soit d'une facilité déconcertante !

"D'autres fois, calme plat, grand miroir de mon désespoir"

C'est beau, la musique...

See You later Alligator...

Hadrien, contestable

dimanche, avril 01, 2007

Ghinzu


Certaines chansons ont des drôles de parcours dans une vie. Rarement elles restent.

Mais elles peuvent prendre diverses significations, nous marquer pour un temps, et s'envoler. Elles périclitent. D'autres apparaissent, se gorgent de sens et explosent en vol... Rarement elles restent.

Rarement, elles restent.

Accrochées. Elles évoluent en même temps que nous, et résistent, encore et toujours, au temps qui passe en s'adaptant à nos envies et besoins inconscients.
Et toujours elles nous touchent, même au bout d'une centaine d'écoutes.

Pour voir un cas un peu plus particulier, les chansons que je mets sur le blog ont rarement ce genre de parcours. Souvent de l'impulsivité, de l'amour jetable. Mais ça ne veut pas dire que je n'aime plus ces chansons. C'est juste moins puissant, moins attractif.

Une banale journée de décembre. Suisse, 200*. J'errais dans les allées pleines de bac à disques de l'équivalent de la Fnac à Genève. J'avais en tête quelques alboums qui devaient être pas mal, à la vue des singles... (aaah, l'époque où j'écoutais encore la radio). J'errais donc, cherchant, notamment, Maroon Five et Ghinzu. Et là, stupeur quelle ne fut pas ma, de pas la même pochette d'album découvrir... La censure française avait préféré un cheval à un homme décapité. Soit. Je rentre. Le CD dans le tourno-disc. Pouf.
L'enlèvement, impressionnant, s'opère dans la minute. Une prise d'otage de haut-vol opéré par des professionnels. On se dégage, on lutte...
Vainement. L'album nous prend, nous emporte. N'importe où.
C'est tour à tour enivrant, poignant, bouleversant, jument, torrent, envoûtant...

Hadrien, comensurable