dimanche, janvier 27, 2008

Life Witout Buildings


Je repense souvent à l'importance capitale de la voix. De son timbre, de son harmonie. De son rythme, de son tempo. Que ce soit en accord, ou non, avec le reste. Tout ça est bien évidemment subjectif. Et parfois... Pouf, la perle.
On en reste pantois. Cette chanteuse est tout simplement géniale. Sa voix est fraiche, enfantine, si pure. Mais ses intonations sont matures, profondes. C'est ce paradoxe que j'adore... Qu'elle paraisse si peu mature tout en ne laissant aucun doute la-dessus.

Et cet accent, tellement inimitable, tellement écossais. Tellement stylé.

Il faut aussi noté qu'elle est barrée, et ce totalement. Elle doit être blonde. Elle doit faire des études d'Art. Elle doit être de bonne famille. La voix parle (calembour). Et même si tout ça est faux, je me l'imagine tellement que ça prends cette forme même dans la réalité. Et que si vous me dites qu'elle est brune, moche, chaumeuse et pauvre, et bah je le croirais pas. Parce qu'elle a trop mis d'elle dans ses chansons pour tout ça.

Tout commence avec ce style complètement inimitable du "parlé-chanté". C'est pas le style qui est nouveau. Il y a eu avant, il y a eu après, c'est pas ça qui manque. Que ce soit une femme, c'est un peu moins courant. Et que ce soit si bien, là, par contre, c'est une autre affaire.
C'est d'une telle fraicheur... Je vois pas d'autres mots pour décrire ça. C'est exactement ce que ça m'évoque. Comme boire de l'eau. C'est aussi rafraichissant. Ca désintoxe, ça purifie, ça nettoie. "Life Without Buildings", déclaré source de jeunesse pour votre corps.


Elle met une telle sincérité dans sa partition qu'on ne peut qu'être touché, de la première à la dernière note, c'est beau. Même quand c'est parlé et/ou faux, voire même pas dans le ton, c'est quand même ultra-touchant.
Et pourquoi ? Parce que une fois n'est pas coutume, c'est l'instrumentation, qui est au service de la voix. Et non pas l'inverse. Peu importe ce qui a été composé avant, ou après, les techniques ou préférences diffèrent d'un groupe à l'autre, ou même dans un même groupe. Et peu importe, ici aussi. Ce qui compte, c'est ce qui sort, ce qui se ressent.
Et là, pfiooou...
C'est tellement rare, de trouver des morceaux d'une telle force, qui vous bouffent la gueule. Gainsbourg, Brel et Gainsbarre ont fait ça. The Smiths et Jeff Buckley aussi. Life Without Buildings, c'est direct dans le panthéon.

Hadrien, déclaré source de jeunesse pour votre corps, lui aussi.

Life Without Buidings - The Leanover (quel cliché :D)

dimanche, janvier 20, 2008

Iron & Wine


Et voilà. Comme promis, voici le compte-rendu du concert d'hier soir, Iron & Wine, au Divan du Monde.

La salle est comme à son habitude, au service de la musique. Et ça, ça change.
De la bière qui jaillit grâce aux flots de poignons qu'on veut bien y mettre, des trucs jolis à regarder, des acrobaties pour aller aux chiottes, des photos hmmmm, des femmes qu'on indisposent, celles qui disposent et se posent, bienvenue au Divan.

Mais le Divan, c'était aussi une première partie (que j'ai trouvé) minable et niaise : Eleni Mandell. Mais comme je suis pas un mauvais bougre, j'ai quand même vérifié ce que j'avançais, en écoutant ce qu'elle pondait en alboum. Et là, Surprise ! C'est Minable et Niais !

Voilà pour la première partie.

Mais Iron & Wine, c'est autre chose. D'ailleurs, cette grognasse d'Eleni s'est permise de venir sans ses musicos, ce qui rend sa musique encore plus chiante. Elle jouait en guitare-voix, genre on est entre nous. Et quelle est la première chanson que joue Iron & Wine ? J'vous l'donne en mille, une chanson Guitare-Voix. Sauf que là, bah ça envoyait du pâté. Du gros. Sam Beam a entérré vivante l'autre connasse sur : La qualité du chant, la qualité de jeu à la guitare, le niveau de jeu à la guitare, la justesse à la voix, les textes, et pour finir, la mélodie.
Voilà.
Il est taquin, le petit Sam.
J'aime :D !

Ensuite, a véritablement commencé le voyage. I & W nous ont fait faire, majoritairement, le tour de leurs deux derniers alboums. Ils ont la capacité de ré-inventer leurs morceaux et c'est assez impressionant. Ils jouent avec leurs bébés, se le passant les uns les autres... Laissant le soin au contrebassiste (electriiiiiiiiiique!), par exemple, de malaxer, détendre, complexifier, changer le ton, et la repasse au groupe entier, pour repartir sur un autre morceau. Bien sur tout celà est prévu, répété des centaines de fois.
Finalement, c'est un peu à la manière d'un tour de magie.

On doit l'apprendre. Le répéter pour le connaitre. Ensuite le répéter pour le réussir. Mais le plus important de tout, c'est le répéter pour qu'il devienne votre. Qu'il fasse partie intégrante de votre main, bras, whatever. Qu'il soit une partie de vous-même, et que l'erreur ne soit plus permise. Iron & Wine, c'est du travail.

House By The Sea, c'est THE chanson de "The Shepherd's Dog", le dernier alboum. C'est LA chanson que je voulais absolument.
Je l'ai eu :P !
Et stupeur qu'elle ne fût pas ma, vide ma chanson découvrir. En effet, l'intérêt de cette chanson, et l'un des "Pourquoi" j'adore cette chanson, c'est l'ambiance qu'on peut y trouver. Une atmosphère, si particulière... Je m'imagine toujours un mas, mais dans le nord, dans les landes, avec vu sur la bretonnante mer, et des falaises à pic. Il fait nuit, il pleut des cordes. Mais on est à l'intérieur, et le feu brûle ardemment dans l'âtre, répendant sa divine châleur dans les moindres recoins de la bâtisse.

Et hier soir, légère déception. Il y a des fuites dans le toit. Un riff modifié (et en moins bien), une fin de phrase pas prononcé pareil, des percus manquantes (ça c'est un problème d'effectif, et ils se sont pas mal démerdés quand même), etc. Donc voilà, décu. Mais uniquement sur cette chanson, parce qu'évidemment, je l'attendais grandiose, elle est arrivée bien, donc : déception. Mais ça n'a en rien retiré le bonheur que m'a apporté ce concert. Un voyage, au coeur même de la musique, des sons, des paysages verts et pluvieux, toits de chaumes, lutins, still guitare, marimba et glockenspiel.

A bientôt, Iron & Wine.

Concert du 19/01/08, Iron & Wine, au Divan Du Monde

Hadrien



Découvrez Iron And Wine!

mercredi, janvier 16, 2008

Stevie Wonder - Groovy Baby !


Salut les aminches!
Pour mes rares articles à venir, j'ai décidé de pas trop parler des Beatles :D, mais je n'ai pu résister à vous mettre ici une reprise de We Can Work it Out par Stevie Wonder. Stevie, qui nous fait groover ça comme un maître qu'il est.




C'est le genre de reprise que j'aime, parce que le morceau d'origine est bon d'une part, mais surtout parce que l'artiste a réussi à s'approprier vraiment la chanson. Ce que je veux dire par là, c'est que ce que vous êtes en train d'écouter, ça pourrait très bien être un morceau que John et Paul ont écrit pour que Stevie le joue.

Rien que cette guitare au début, c'est très funky, c'est du fuzz comme on en fait plus. Puis la basse, elle est bien lourde et donne carrément l'impression que ce morceau n'a jamais un jour été un morceau de Rock. Et si vous aimez groover, Stevie a pensé à vous : pensez à chanter "Hey" en rythme sur le dernier temps de la phrase. Puis pour bien dire que "ce morceau, maintenant, il est à moi" Stevie nous gratifie d'un solo de son mythique Harmonica, qui, le reste du temps fait un boulot de rythmique en tapant le 2nd temps de la mesure.

A partir d'un 1:15, La voix entame les variations sur le thème, et vous verrez c'est de plus en plus jouissif et ça monte peu à peu dans l'aigü.
J'aime bien aussi comment est rendu le pont ("Life is very short, etc.") c'est completement bien different de l'original. Surtout la fin ("I will ask you once again"), il a carrement supprimé les triolets de noirs qui étaient assez caractéristiques, mais heureusement il a ajouté une jolie descente harmonique de la basse et le reste.

2:20 -> "What you see is your way" == Yeah ! :D j'adore
à la fin -> "ah ah ah ah ah ah yeaaaaaah" == ibidem :D

Enjoy !

Floby


Découvrez Stevie Wonder!

dimanche, janvier 13, 2008

The National


Après ce petit mois de vacances blogesques, me voici de retour. Frais comme un gardon, avec du bon son !
Et pour fêter dignement ce 150e post, je ne ferais rien du tout, parce que 150, bah ça a beau être un nombre rond, moi, ça m'évoque rien. Donc, rien, un post normal. Enfin presque. Puisqu'on va écouter ce soir une chanson que je veux mettre sur DTP depuis des lustres, bien avant que j'ai un blog. Depuis cette journée au Mont-Saint-Michel, où, par un temps pluvieux, en se baladant dans les landes entourant le Mont, j'écoutais The National. Petit groupe bien sympathique possédant sur leur premier alboum une chanson que je trouve magnifique, et je vais essayer, en ce dimanche qui fût froid mais ensoleillé, de vous expliquer pourquoi.
The National, c'est pas un groupe novateur. Mais une des choses qui les fasse se démarquer de leurs congénères, c'est la voix du chanteur, comme d'habitude avec ce genre de groupes.

Ce qu'il y a de génial dans ce morceau, c'est qu'il y a vraiment deux atmosphères propres au refrain et au couplet.
Les couplets sont plutôt "joyeux", en tout cas majeur, malgré sa voix rauque et mal léché qui fait qu'on a l'impression qu'il boit et fume plus que de raison.
Et puis arrive le refrain, annoncé avec un break pathétique, part dans les accords mineurs. Mais là encore, pas tout le temps. D'où un mélange, en fait, à l'intérieur même du refrain.
Mais c'est sa voix... Sa voix est tellement particulière, tellement décharnée, mais en même temps si terriblement humaine. Lorsqu'il prononce les paroles du refrain, il y ajoute une telle émotion, que je trouve pour ma part qu'il est difficile de résister de les chanter en même temps que lui, ainsi que de ressentir des frissons. Sa prononciation est claire et assez jouissive, et elle apporte un soupcon de poésie supplémentaire. De plus, sa voix est doublée. Très peu. Tellement peu qu'on ne saurait dire si la voix est féminine ou masculine. En fait, je dirais les deux. Mais bon.

Je me suis souvent dis que les "nouveaux" groupes qui sortent la tête de l'eau n'ont finalement qu'une "voix" pour se différencier. Calembour.

C'est vrai, quoi, Bloc Party ont Orekeke, Franz Ferdinand ont Kapranos, Kaiser Chief ont Wilson. Je n'ai cité que des noms de groupes Britanniques, et The National sont américains, mais même. Ils auraient du naîtrent au Royaume-Uni, c'est pas mon problème.
Tous ces groupes se distinguent non pas par un style, c'est quand même vachement proche tout ça, mais par une voix. Et c'est pour ça que je préfère The National, dans les artistes contemporains. Parce que la voix me plait largement plus que celle de tous les autres. Et parce que c'est un grand groupe, de toute façon. Mais ça, c'est une autre histoire...

Hadrien

Pour Info, Dimanche prochain : Reportage en direct différé de 24h du concert d'Iron & Wine au Divan Du Monde.

See Ya All, Folks.


Découvrez The National!

mercredi, décembre 19, 2007

Ampop, Ter et fin + Puggy

Ah bah merde alors.
Je viens de m'apercevoir que je ne serais pas là dimanche prochain, ni celui d'après, pour raison de vacances. Cuba !

Alors, comme cadeau de Noël, vous allez avoir le droit au dernier morceau d'Ampop un peu en avance ! Et, si je suis en forme, un petit alboum en cadeau, qui disparaitra à mon retour.

Voici donc Rodent, de l'alboum Nature Is Not A Virgin.

C'est d'abord assez... étrange. Des bruits indéfinissables, des bips. Et clac, une rythmique qui part.
Et puis une basse.
Et des claviers. Et c'est parti pour 5 minutes d'électro ! Je déteste parler d'influence, ça fait du Name-Dropping à la con. Mais là, c'est quand même un putain de morceau que Thom Yorke lui-même ne renierait pas... Surtout le passage à 1:50, avec ces nappes de clavier qui apparaissent, pour rendre une texture un peu moins brutale à l'ensemble. A fortiori, de 3:06 à 3:20. A partir de là, c'est partiiiii ! On peut dire que c'est le passage charnière du morceau. Tellement poétique, puis tellement violent. Quelle magnifique métaphore de l'âme humaine :D !
Ensuite, ça ne désemplit pas, jusqu'à la fin, à 4:40, où ça s'apaise, au milieu des nappes de clavier. Que du bonheur.

Que peut-on dire alors, de ces trois incipit d'alboum. Sans pousser trop loin l'analyse, on peut voir d'abord que l'on peut reconnaître une patte Ampop. Au niveau de la sonorité. Une présence dans les graves-médiums, une chaleur très présente dans les 3 morceaux. Après, c'est la voix du chanteur qui permet de regrouper les trois morceaux. Bref, du gros, lourd, du très bon.

Moi, j'adore, j'adhère, j'adule.
Toutes proportions gardées, bien sur. Je suis un homme de classe, tout de même.
Sur ce, je vous souhaite de bonnes vacances pour ceux qui en ont. Moi je décolle tout à l'heure, à 10h !

Rien à voir, mais jusqu'à mon retour, je vous met un petit truc qui devrait faire plaisir ^^.
Puggy - Dubois Died Today.

Hadrien, Cubain.

mardi, décembre 11, 2007

Ampop, Bis


Je ne l'ai pas dit Dimanche dernier, mais je vais vous faire écouter les 3 chansons d'ouvertures des 3 albums que j'ai. On a commencé par January, qui ouvre l'alboum Made For Market.

Aujourd'hui, on va écouter "Eternal Bliss", qui ouvre l'alboum : My Delusions.
Après l'ambiant pop (Ampop, aha), on passe à la pop.

Première chose. C'est du ternaire.
1, 2, 3, 1, 2, 3, 1, 2, 3. D'ailleurs, ce n'est pas la seule, et la majorité de l'alboum est en ternaire. Et ça reste très pop quand même.
Ça commence par un court déluge de guitare saturé avec potentiels et crépitements.

Ensuite, démarre comme un seul homme la guitare, les chœurs, la batterie et la basse. Ainsi qu'un son... Étrange, genre super feutré. Ah, nan, c'est mon téléphone. Putain de casque.

Ensuite commence le premier couplet, tout en finesse, tout en rythme. Celui de la batterie n'est pas très original (taper les deux derniers temps, en ternaire, ça date de Mathusalem ^^), mais les légères variations révèlent un batteur de qualité, discret et efficace.
J'aime la deuxième partie du couplet aussi. Lorsque la voix principale se fait rejoindre, vers 0:56. C'est des voix comme je les aime. Tout en rythme, elles ne sont là que pour ça. Que pour faire du rythme, très peu de variations mélodieuse, j'adore.

Attention : Détail Chrono ^^.
Pendant la deuxième partie du couplet, il ne faut surtout pas rater le temps + contre temps du synthé jazz. Écoutez bien, à la fin de chaque phrase musicale, à droite.





Cette voix. Tout en douceur, un tout petit poil rauque. Mélancolique, mais souriante. Tout en écho.
A partir de 3:40, on entame l'outro. C'est du travail de pro. Une harpe, de l'écho à mort, la voix qui se répète.

Je vous dit, ces mecs, ils font de la très bonne came.
A la semaine prochaine, pour découvrir "Rodent" , le fabuleux morceau d'introduction de Nature Is Not A Virgin, pour clore ce chapitre Ampop, un groupe presque aussi éclectique que DTP.

dimanche, décembre 09, 2007

Ampop



Une fois n'est pas coutume.
Cette semaine verra l'apparition de trois chansons, pour vous parler d'un groupe que j'affectionne tout particulièrement, et notamment pour une de ses particularités.

Avoir sorti (Au moins) trois albums aux sonorités toute différentes : Pop, Jazz-Ambiant et Electro... Les trois sont des monuments dans leur genre respectif, et c'est du bonheur en barre.

On commence tout de suite avec le morceau d'Ambiant.
Le début à lui seul est un bijou : il faut tendre l'oreille, mais on entends des dizaines de bruits plus improbables les uns que les autres, faisant appel à toute sorte d'image, en nous. Des portes qui se ferment, des enfants qui rient. Un cheval qui trotte. Une fontaine. Un feu de cheminée.

Et surtout, ce son. Indéfinissable, lancinant, comme un leitmotiv.

Ça peut paraitre répétitif, mais ça l'est. C'est de l'ambiance. C'est toujours la même chose pendant un certain temps pour que les gens puissent s'y retrouver, même s'ils écoutent une fois toutes les 5 minutes, pendant un diner par exemple. Souvent, des beats lourds accompagnent une mélodie claire et mélodieuse, dans des registres électro ou jazz.
C'est particulier, et à part être fan de morceaux où c'est 30 fois la même chose avec des différences perceptibles uniquement si on fait encore plus qu'écouter, ça ne s'apprécie pas pleinement.
On peut se laisser bercer, bien sur. Mais sans écouter on rate le gros de la chanson, tout ce qui a été travaillé : les sons, les sonorités, les différences, les détails, etc.
Tout ce qui fait l'ensemble, mais qu'on ne perçoit pas tout de suite.

Ce son est toujours présent. Suit ensuite les "meuhmeuments" du chanteur, qui va apporter une précense, une chaleur à l'ensemble, et une certaine cohérence, finalement, car la voix aussi subit des effets, tel équalisation et flanger...

La fin est longue et belle, je trouve, tout en douceur.

Hadrien

dimanche, décembre 02, 2007

Chick Corea & Herbie Hancock


"Un joooooouuuuuur, mon priiiiiince viendraaaaaaaa"

On va opérer un petit changement dans la rédaction du blog... Suite à pas des divergences artistiques, Floby va se mettre un peu en retrait au niveau de la rédaction. Il aura bien entendu la possibilité d'écrire, quand il le souhaite, un article.

S'ensuit, après le petit mois chaotique au niveau régularité qu'a essuyé DTP, une nouvelle formule :
Un ou deux morceaux par semaine, publié systématiquement le dimanche soir. La ligne éditoriale reste là même.
Une chanson, une description avec ses tripes, les minutages désormais de rigueur, et parler le minimum des artistes, car au fond, ça n'a qu'une importance toute relative.
Mais rappelons nous tout de même que les règles sont faites pour être violées. "A condition de leur faire de beaux enfants !"

Sur ce, pour fêter les 20 000 visites uniques sur notre modeste et atypique Blog musical, je vous propose un morceau légendaire, interprété magistralement par deux monstres sacrées du Jazz.

Someday My Prince Will Come, par Herbie Hancok & Chick Corea.

Les duos m'ont toujours fait un effet boeuf. A part la voix, n'importe quel duo de trompette, piano, guitare, batterie, par des musiciens hors pairs --cela va sans dire--, suffit pour me faire... mucha !
Je trouve étonnant de voir à quel point deux artistes peuvent être en communion, dans ces cas là. Et celui-là ne déroge pas à la règle.

Cet état de fait est malheureusement une affaire de feeling. On peut le "sentir", ou pas, ça dépend des gens, des goûts. Et il existe peu de minutages à faire où cette union est concrète.

Je pourrais dire 8:21, jusqu'à 9:20... D'ailleurs, le public est d'accord avec moi :D !

La fin est du même acabit. Du grand, grand Art.
Allez, on applaudit bien fort !!!!

Et à dimanche prochain !

Hadrien

samedi, novembre 24, 2007

Alif Tree


Tout le monde à sa part de blues qui sommeille en lui-même. Mais quand elle sort en jazz avec du vocoder, ça calme.

Un restaurant, un piano, un pianiste, un verre de whisky, une seconde guerre mondiale, un nuage quouasiment opaque de fumée flotte au-dessus de l'audience.
La fumée se dissipe, on apercoit un batteur... Et un contrebassiste, aussi. Tiens, il joue la basse de "Feeling Good", entre autre.
La chose relativement inhabituelle dans ce restaurant, c'est le chanteur. On entend, et le vocoder, et sa véritable voix.

On trouve aussi un guitariste, au fond, et un saxophoniste. Tout est calme. On entend régulièrement le chanteur s'humecter les lèvres. La chanteuse, à la voix angélique fait quelques apparitions à son tour, vocodée, elle aussi. Pour la dernière intervention, à 4:34, le vocoder et la voix sont mélangés l'un sur l'autre, donnant un bon dernier phrasé, avec une note tenue, sur la fin, très classe.


Je me rattrape par rapport au dernier article : Pas de mots en trop aujourd'hui, on va à l'essentiel.

Bien à vous.

Hadrien

mardi, novembre 20, 2007

Justice


Je sais bien que tout le monde en a marre de DANCE c'est pourquoi je vous la mets pas. Béni sois-je.

J'ai acheté l'album de Justice sans savoir vraiment ce qu'il y avait dessus. Heureusement, je n'ai pas du tout été déçu. Et vous si vous n'aimez pas Waters of Nazareth, ne bloquez pas dessus, ce morceau n'est pas représentatif de l'album, en tout cas pas ce que vous en entendrez. En effet aucun des morceaux de l'album pris séparément n'est capable de caractériser l'album entier. Moi je vous le dis, ce qui caractérise Justice : c'est le quart de temps, mais ça reste entre nous ;)

Pour en venir au fait, Waters of Nazareth, s'est faite remarquer par moi quand j'ai senti mon fauteuil trembler. J'aime beaucoup la grosse caisse au début, c'est pas un grosse caisse seche comme on a l'habitude d'en entendre en électro, c'est un truc qui résonne comme un tambour de galère romaine. Ensuite le gros riff disto se compléxifie, ya une porte qui s'ouvre derrière. Puis ensuite la vraie batterie rentre. J'adore à 0:44 le "Baouuum". A 1:07, on comprend plus rien au rythme et à la mélodie, la batterie reprend ses trucs de galère romaine, on est perdu. En fait je vous le dis, c'est un morceau ou ne comprend plutôt rien jusqu'a la moitié. Puis le riff monte, gonfle, si vous écoutez en stéréo, ça arrive de tous les côtés (2 en tout). On sent que ça va nous amener vers quelque chose de super. On pourrait penser que c'est à 2:02, mais non en fait c'est un chouille plus loin, à 2:18 quand commencent les accords.

Et là, tout s'éclaircit, tout est limpide, on pige tout! Si vous écoutez, c'est le même riff incompréhensible que tout à l'heure, mais là il est compréhensible... D'ailleurs c'est tellement clair maitenant que les explications ne s'étendent pas beaucoup.
Evidemment, ça finit sur une grosse note de basse bien saturée ^^ comment finir un morceau pareil autrement?

enjoy! si j'ai à vous conseiller un autre morceau sur cet album †, je vous conseille Let There Be Light, très riche et bon lui aussi. Chose intéressante par ailleurs, tout l'album quasiment suit le même tempo :)

Floby

dimanche, novembre 18, 2007

Readymade FC


Les boites à musiques. Ces petites choses, avec un simple rouleau avec des points en relief, un peigne avec des lattes de métal de différentes tailles... Créant une musique inimitable. Un son tellement pittoresque, qu'on voit en même temps apparaître dans son champ de vision une poupée de cire, un cheval en bois, et un bon feu de cheminée. Enfin, après, chacun ses goûts.

Quand les accords de clavier partent, tout de suite, c'est un peu plus classique. La voix est équalisée et "chevrotée", exprès. A mon sens, c'est une continuité de la vision que j'ai eu, c'est à dire celle d'un vieux poste de radio qui joue, dans le coin, avec Papy qui fume sa pipe en lisant son journal.
Et puis, à O:31, ras-le-bol, c'est l'actualité qui reprend le pas sur l'authenticité, et j'adore la transition entre les deux voix.
On trouve, à la place de la basse, un clavier modulé, arpentant les octaves, errant, magnifique.

On retrouve ensuite exactement le même schéma que la première fois : voix chevrotante, clavier et boite à musique.
Puis la véritable voix qui reprend le dessus.

Ensuite, à 1:45, reprend encore une fois ma théorie : c'est un truc de vieux ^^.
La clarinette est typiquement un instrument de vieux, puisque son âge d'or se situait dans les années 30, 40, les années gangsters, mes préférées. Par association, je trouve donc que la clarinette est un instrument génial. Je comprends tout à fait que l'on aime pas le son, mais moi j'adore, je trouve que ça sent les caves de jazz, le borsalino et les cigares.
Cela étant dit, je ne suis pas sur que ce soit de la clarinette... Je trouve que ça a un son un peu trop mât pour en être, t'en penses quoi, Flo ? Quelqu'un ?

Les accords me font penser à One ^^ : la reprise de Three Dog Night et de Aimee Mann sont disponibles dans la radioblog, suffit de descendre un peu.
Le son aussi, est à peu près le même...

Ensuite, c'est ad vitam, toujours cette atmosphère de vieux, de pluie, de dimanche aprèm', mélancolie du week-end. Le bruit que l'on entend à la fin, c'est pas un feu, mais c'est le bruit que faisait les vinyles sur les "tournodics eh connasse". C'est de l'électrostatique, il parait.

Voilà, c'était un article à déguster pendant que c'est encore chaud, parce que c'est la fin du week-end. Souffrez d'une douce mélancolie, travaillez en écoutant ce morceau, je vous jure, ça fait du bien.
Cela dit, même un autre jour, on peut le lire. Mais un dimanche, c'est quand même le mieux.

Bon courage à tous.

Hadrien.

jeudi, novembre 15, 2007

Electric Light Orchestra





"dou douuuuu didididou, dou douuuuu didididou...
- Ah, tu chantonnes du Electric Light Orchestra?
- Pas du tout, c'est la musique de la pub SFR.
-Ah...
...
- Attends, qu'est-ce que t'as dit !?"

Voilà à peu près comment j'ai fait la connaissance de ce groupe qui, apparemment, est plutôt connu. Je me suis donc procuré un échantillon de leur musique. Et je dois dire, que j'ai pratiquement tout aimé, rare pour un groupe qui a sévi durant à peu près 20 ans. Chose encore plus rare, j'ai même apprecié des morceaux des années 80 ^^.
Arpès réflexion, j'ai fini par hésiter entre deux morceaux à mettre ici. j'aurais pu essayer de vous mettre un autre morceau que celui de la pub,pour montrer que je suis super fort et que je suis hyper culturé, mais je le préfère. Et après avoir écouté en entier vous vous direz que cette pub est nulle.

D'une part, j'adore les morceaux avec tous les temps accentués, comme c'est le cas dès le début ici, avec des clapements de mains en plus! Puis la voix, j'adore le son, typiquement ces années, avec un accent qui me plait beaucoup.
J'aime aussi les refrains/ponts, avec la narration répartie ^^ enfin des gens qui font des parties de phrases quoi! J'adore, si vous essayer c'est "sky... sky... blue".
Aussi, étant moi-même bassiste, j'apprécie tout particulièrement les parties de basse. Surtout en particulier celle qu'on peut entendre à 2:10, ça me fait penser à de la basse de CHYSY ou de Getting Better, enfin bref, j'aime. et aussi cet autre moment, avec la pseudo chorale et le walking basse derrière, les ténors qui chantent la deuxième voix...
Le solo, à 1:15, me fait penser à un solo de Queen, on ne sait pas bien si c'est une guitare ou un synthétiseur analogique, j'aime bien ce genre de son.
Ecoutez! A 2:22, qu'ouï-je? Mais c'est un Vocoder! Que demander de plus, rien que pour ça, le morceau vaut le coup!

A la fin, le morceau gonfle en apothéose, qui ressemble à une musique de film d'aventure puis se dégonfle comme un soufflé au fromage (miam) mais tout en douceur et délicatesse et, comble de la classe, se finit sur un accord de vocoder :D good lord.

Moi j'adore!

Floby

PS : Je viens de regarder un concert sur Youtube : encore plus la classe, les 4 coups qu'on entend à la fin du couplet, c'est le batteur qui tape sur un extincteur !

lundi, novembre 12, 2007

Puggy

Spéciale Concert

Puggy, en alboum, c'est très bien.
Puggy, en concert, c'est gé-nial.
Tout simplement. Pourquoi ? Parce que non seulement ce trio sait faire des putains de mélodies, qu'on peut même pas s'en débarrasser, mais en plus ils jouent comme des Dieux tous les trois. Un simple exemple : un problème technique ? Pas de problème, une petite impro de la basse et de la batterie (Monstrueux...). Problème réparé ? On continue l'impro ! Avec cette fois-ci la guitare, un groove qui met le feu à la fosse, du talent en barre. Un regard, et HOP ! Mucha, c'est parti !
Grandiose...
Ca faisait longtemps que je m'étais pas donné comme ça à un concert... Au moins 3 jours.

Pour vous donner un aperçu, je vais vous faire écouter la chanson, qui en concert fait plus penser à un hymne.
Ce qu'il y a de proprement génial avec Puggy, ce sont les deux niveaux d'écoute. Parce qu'a entendre, c'est super frais. Mais à écouter, c'est ultra-génial !!
Harmoniquement, c'est vraiment un super pied, tout est travaillé, millimétré.
La voix, ses mélodies sont à tomber, sa voix, en elle même, est très propre, très belle.
Rythmiquement, c'est du travail d'orfèvre. Du millésimé. C'est bourré de détails, de touches, de notes fantômes, de contre-temps...
Et pour finir, c'est très riche. Ils ont beau être que trois, ils remplissent leur univers avec une telle aisance, et une telle prestance... Incroyable. Bon. J'ai utilisé une grande partie de ma virvoltante collections de superlatifs, je crois que je vais me calmer.
Place à la musique.

Ca commence tout doux. L'entrée de la batterie est sympatique, très classique.
A 22 secondes, ça se corse. Il durcit le ton, la batterie arrête les rimshots et part sur la caisse claire. La basse commence vraiment à ce moment, aussi.
Ensuite, c'est le début de l'hymne... J'ai re-mal aux oreilles rien que de l'écouter, parce que ça me rappelle il y a une heure... Pa padapa pa paaaaaaaaaaaaaaa !
J'ai perdu ma voix en hurlant cette phrase.
Pour les détails, ensuite, j'adooooore la voix grave (c'est le batteur, j'ai regardé ^^) qui commence à 1:12.
Insaaaaaaaaaaaaaaane !
Ahhhaaaaaa, c'est tellement, tellement jouissif, mes enfants.

Ensuite arrive le pont, tout doux. Avec une voix torturée, avant de repartir !!!
La batterie nous livre des concerts de cuivres, parfois, c'est très amusant ^^.
La fin est particulièrement bien.
Toujours avec cette voix saturée, on entend les coeurs, mais aussi une autre voix, qui fait du skat... You know, ces impros de voix où on fait skoubibouapapelouapapa.
Et bah en concert, c'est autre chose !! Pouaaaah, ct'ait d'la booonnne !! J'ai froid, j'ai faim, j'ai chaud, j'ai soif !!
Mais sur la version studio, sachant qu'on peut découper ce qu'il chante en 3 phrases, je trouve la seconde relativement énorme.

Et voilà, c'était un compte-rendu concert à chaud (c'est le cas de le dire, j'en suis encore tout transpirant... mhhhhh :p)

Hadrien, deux, un, deux, trois, quatre.
(Je l'ai déja faite celle-là je crois, mais je m'en fous. J'aime.)


Concert de Puggy à la Boule Noire, le lundi 12 Novembre 2007.

lundi, novembre 05, 2007

Interpol



Oyez, oyez.

Il y a tout plein de groupes pour lesquels je me demande : "Mais quand est-ce que je vais les poster sur DTP... ?". Et puis le temps passe, on oublie. Et puis un jour, ça resurgit. Boom. Un nouvel alboum, ou alors un nouvel alboum qui me fait penser à une chanson d'un ancien...
Et bah avec Interpol, c'est pas ça ^^. Ça a toujours été sympathique, mais c'était quand même une sacrée repompe... Mais là, avec Our Love To Admire, ils se sont trouvés. Sans que ce soit transcendant non plus, c'est quand même un album très agréable à écouter, et notamment ce titre :
"Pace Is The Trick"

Ça commence par un riff, tout bien, tout beau, lancinant.
Et la voix arrive, comme écorchée, mais pure en même temps. Une sorte d'alchimie entre voix rauque et voix d'ange. Ange déchu ? Muhaha, trop facile.
La mélodie de la voix est très poétique, je trouve...
Et les paroles, notamment : "smoking on the balcony" sont très... évocatrices, cinématographiquement parlant.
Ensuite, viennent se greffer quelques détails : UNE note de piano sur chaque temps, des accords de clavier longs et tenus...

Et ensuite, la chanson part dans sa phase un peu moins posée, mais tout aussi agréable... La batterie, cardiaque, accompagne en symbiose la montée, en puissance, de l'ensemble.

Part ensuite le couplet, plus classique.
Mais revient le refrain (en deux parties) vraiment somptueux (surtout la deuxième partie), c'est celle qui revient le plus souvent entre la fin du couplet et l'outro (qui dure 2 minutes).
Et ensuite, une fin en fade instrumentale, mais avec un son qui vient du fond des âges qui emporte tout avec lui.

Ça, c'est une fin en fade qui a du sens. Un peu.
Mais c'est vrai qu'avec un caisson de basses pas piqué des hannetons, ça envoie du lourd, et c'est d'autant plus beau... que ça ne donne pas l'impression d'être une fin en fade.

Hadrien, tolérable.

See ya

jeudi, novembre 01, 2007

SoKo


On Continue avec ce qu'on peut trouver sur le Net.

J'ai entendu parler de ce groupe (de deux) sur la Blogothèque (cf : rubrique liens). Ca parlait d'un groupe de français qui chantaient en Anglais avec un accent fort ^^. N'en dites pas plus ! je vais écouter. Et je dois dire que j'ai aimé.
Leur mieux je trouve, est celle que je vous ai mise, et qui n'est plus disponible sur leur Myspace, ce qui est à regretter.

j'aime ce morceau qui commence par un magnifique wahwah :D , et par les accords de Creep. et j'aime bien le son général qu'il a. par dessus tout, j'aime l'accent parce qu'il est complement français et les paroles sont écrites par des français du coup on pige tout à l'histoire, nous franchouillards.

Puis les chansons de cowboys on est habitués à les aimer à la rédac de DTP (pas vrai marcel !?).
A 1:32, vous entendez une caisse enregistreuse ^^ je me tâte encore pour affirmer que c'est celle de Money de Pink Floyd. A vous de juger...

Article court mais musique marrante, parce que c'est les vacances et que ma touche de virgule fonctionne pas bien ;)

enjoy baby, ENJOY!

Floby