Complainte d'un vent sur atmosphère de ville... Quelques notes de piano, doublés par un carillon de cloches. Ils enchaînent les accords... La trompette, les choeurs et le piano évoquent les musiques d'Ennio Moriconne en même temps que la B.O. de The Corpse Bride...
De très beaux enchaînements... Lorsque la trompette s'éteint, le piano s'envole...
Mesdames et messieurs, le voyage va pouvoir commencer, Guillemots vous emmène pour un voyage de 12 minutes à "Sao Paulo"...
Ce morceau est incroyable... J'ai rarement rencontré un morceau aussi riche, aussi foisonnant, aussi étonnant, aussi détonnant... Un cocktail rare, parfaitement dosé et à consommer sans modération.
A noter qu'au casque ou aux enceintes, le morceau ne donne pas les mêmes sensations...
Le "riff" de piano est de toute beauté, et la batterie parfaite ( son amplitude est assez large : les coups de grosse caisse sont assez grave, tandis que les coups qu'il fait avec sa caisse claire sont très aigus )...
Sa voix appelle la mélancolie, mais la vraie. De celle qui peut bouger une montagne. Ou bouleverser un cœur... Mais pas tout de suite. D'abord, il faut que la batterie décolle, et qu'elle emmène avec elle la voix puis, les violons, le vibraphone ( je suis vraiment fan du vibra en ce moment... )... Et que tout ça s'emmêle, se mêle, se déchire, et là, là sa mélancolie peut faire n'importe quoi... Ce passage était épique, comme j'aime à le dire, mais ce n'est rien en comparaison de ce qui arrive...
Pour l'instant, la voix reprend ( pour que vous suiviez, il est 3:30 )...
Le même schéma reprend, toujours aussi beau : Calme, batterie, voix, violon, violence, calme, etc...
Sauf pour la dernière figure de répétition, qui est un peu plus longue (elle commence à 4:15) et encore plus belle ! Sometimes I could cryyyyyyyyyyyy for miiiiiiiiiiles :) ! C'est la tempête, tous les instruments sont pris dans la tourmente, les violons principalement...
Et d'un coup tout s'arrête, il est 6:04...
Sa voix reprend, plus grave, plus sombre, jusqu'a 6:49... ET LA, LA, ça devient grandiose...
Les accords deviennent majeur ( ils sont joyeux maintenant ), et c'est la joie qui remplit les coeurs ! C'est grandiloquent, fantasque, sublime, la fête dans les boites jaunes !!!! La batterie est tribale, c'est rythmé, les tambourins sont invités ( instrument indispensable de B.M.O. ( Bordel Musical Organisé, pour ceux du fond ) ), les violons font n'importe quoi, les accords éclatent, explosent, s'envole, sa voix s'emporte, la trompette s'esclaffe, rigole, l'orchestre pète un câble, lui aussi, il hurle, les accords montent, montent, montent et.... CLAC !
C'est un rythme jungle qui vous accueille, les bras grands ouverts, le temps que vous compreniez ce qui se passe, les accords deviennent dissonants à souhait, les violons font mal aux oreilles, tout s'accélère, la tension monte.....
Et tout repart ! Les trompettes jouent une seule note, mais elle est trop belle, les violons s'en donnent à coeur joies, un long chorus orgasmique annonce l'apothéose, CLAPET, PISTON, TOUTES VOILES DEHORS, les accords sont trop beaux, magnifiques, splendides, incroyables, il hurle, hurle, whooooooooooOooOoOOOOOOOOOO *GONG*, et là, c'est l'atterrissage du voyage de retour, c'est les hurlements des gosses, et encore un *GONG*, avant de finir sur 3 notes de rouleau à musique...
Mon dieu, je suis vidé...
Qu'est-ce que c'était bon... Moi, je me la remets
Les paroles
Hadrien